Une start-up est une entreprise novatrice qui propose un nouveau produit sur le marché. Elle se caractérise par une forte possibilité de croissance. Signifiant littéralement "qui démarre", le terme vient de l'anglais start (démarrer) et up (montrer le potentiel).

La start-up, définition

Surnommé “jeune pousse”, la start-up se définit comme un organisme à la recherche d’un modèle économique industrialisable qui apporte une nouvelle solution à un problème rencontré par un utilisateur. La notion de risque est présente dans toute start-up. En effet, elle évolue dans un milieu incertain, celui d’un nouveau marché qu’elle se doit d’explorer.

Une start-up est une entreprise en démarrage qui peut voir le jour dans différents domaines :

  • numérique 
  • santé 
  • biotechnologies (biotech)
  • environnement (cleantech)
  • technologies de l'éducation (edtech)
  • technologie financière (fintech)

Son risque d'échec est plus grand que celui des autres entreprises, parce qu’elle est nouvellement créée, de petite taille et que sa visibilité peut faire défaut. La grande différence entre une entreprise et une start-up réside dans le “business model”. Alors qu’une entreprise améliore son modèle économique, une start-up, quant à elle, l’expérimente. Le caractère innovant de son offre ne lui permet pas d’assurer une rentabilité immédiate.

Différentes caractéristiques définissent une startup :

  • Temporaire : la start-up est limitée dans le temps, en effet, son principal objectif est de se transformer en entreprise.
  • Recherche d'un business model : l'enjeu d'une startup est de trouver et construire le business model qui va avec.
  • Réalisation industrielle : la startup cherche à créer un concept qui sera reproductible à grande échelle afin de le déployer de villes en villes (comme Airbnb, Uber...).
  • Expansion rapide : la start-up se définit par un nombre toujours plus grand de clients qui fait augmenter les marges (capacité de croissance).

Par exemple : Google ou Facebook ne sont plus considérées comme des start-ups car ce sont des entreprises qui ont réussi à se stabiliser et à définir leur modèle économique. 

Quand on parle de start-up, on peut aussi faire référence au concept de “lean start-up”. Il a été introduit par un entrepreneur américain qui définissait l’approche de recherche pour comprendre ses futurs clients et son environnement comme un mode de développement  :

  • axé sur l’étude de marché et la validation des idées et concepts auprès de la cible clientèle,  
  • ayant pour but de répondre à un besoin direct ou à une demande,
  • ayant un investissement initial minimal.

Cette méthode permet d’améliorer le produit en temps réel et de surmonter les doutes dans le cadre de tout projet innovant. En testant les hypothèses, on peut définir le produit qui fonctionnera le mieux sur le marché et faire évoluer son business model.

La start-up entreprend donc diverses phases :

  • L’expérimentation d'une nouvelle activité sur un nouveau marché
  • Le développement du produit innovant en effectuant des tests liés à l’idée afin de trouver la technologie la plus adaptée
  • La validation du modèle économique
  • La commercialisation.

À noter : Il est possible de participer à des événements qui permettre de rencontrer des experts ou des personnes qui partagent les mêmes ambitions (hackathons, Startup Weekend)

Lancement et financement d’une start-up

Les start-up se développent dans des structures comme des incubateurs, des pépinières d’entreprises ou bien dans des hacker houses. 

Au démarrage, il y a un haut risque pour les investisseurs. Comme une start-up a besoin de fonds pour aider à son lancement, il est possible d’avoir recours à divers modes de financement : 

  • des aides institutionnelles (départementales, régionales...)
  • un capital-risque (participations)
  • des business angels
  • des fonds d'investissements (collectif)
  • des fonds d’investissement personnels (individuel)
  • des emprunts classiques auprès d’une banque
  • un financement participatif (crowdfunding)
  • des subventions de la Bpifrance, la Banque Publique d'Investissement (aide pour la faisabilité AFI, aide pour le développement ADI, PRI partenariats régionaux...)
  • des aides financières via Pôle Emploi (ARCE, NACRE, PMUP,...)

La startup doit rechercher à un moment un moyen de rentabiliser son activité sur du long terme pour faire croître ses revenus afin d’atteindre la maturité d'une grande entreprise. Par leur petite taille, les start-ups peuvent avoir un impact plus rapide sur le marché. On distingue d’ailleurs fréquemment “le phénomène pivot”. C’est le fait de débuter avec un modèle économique initial et de finalement faire succès avec un modèle totalement différent. 

Il existe des allégement fiscaux et sociaux pour les start-up. Ils permettent aux créateurs de payer moins d’impôts et/ou de cotisations sociales. Ainsi, il y a notamment :

  • L’ACRE : une aide qui offre une exonération partielle des charges sociales sous conditions 
  • Le statut jeune entreprise innovante : qui permet également de bénéficier d’un régime fiscal et social avantageux 
  • Le crédit impôt recherche (CIR) : qui est un financement jusqu’à 30% des dépenses de recherche 
  • Le crédit impôt innovation (CII) : qui permet de financer jusqu’à 20% des dépenses relatives à l’innovation