Le taux de roulement et un outil de mesure utilisé en entreprise par les services de ressources humaines. Il est basé sur le rapport entre le nombre de travailleurs qui quittent une entreprise et le nombre de personnes qui y travaillent sur la même période.

Le taux de roulement, qu’est-ce que c’est ?

Le taux de roulement est aussi parfois appelé le taux de rotation. C’est un indicateur analytique utile pour évaluer la santé et la solidité d’une entreprise. Il se base sur les salariés et leur bien-être ou leur attachement à une société.

C’est en fait un coefficient qui indique le ratio entre le nombre d’employés qui quittent une entreprise et le nombre de personnes y travaillant dans le même laps de temps. En effet, cette analyse n’est valable seulement si les deux données sont calculées sur une même période.

À quoi sert le taux de roulement ?

Le taux de roulement est une donnée très utilisée par les services des ressources humaines. C’est en effet un bon indicateur pour mesurer la satisfaction des employés au sein d’une organisation.

Il sert également à analyser et corriger les problèmes qui peuvent être rencontrés pour stabiliser la main d’œuvre.

Un taux de roulement élevé peut générer des frais :

  • Pour le recrutement de nouveaux employés,
  • L’arrivée de nouvelles personnes implique aussi généralement des frais de formation et une perte de temps pour la mise au travail de ces nouveaux arrivants,
  • Et les départs de certains employés peuvent également générer des frais et du temps pris de la part des équipes légales ou des ressources humaines.

C’est pourquoi, lorsque les entreprises rencontrent des difficultés pour recruter ou qu’elles ont un besoin élevé en main d’œuvre qualifiée, il est crucial pour elles de réduire au maximum le taux de roulement. Pour cela, elles doivent mobiliser leurs employés et les inciter à rester dans la société.

Le fait de calculer le taux de rotation et d’en évaluer les causes peut ainsi permettre de réfléchir à des stratégies de rétention à mettre en place au niveau RH.

Comment le calculer ?

Le taux de roulement inclut tous les départs qui affectent une organisation. C’est-à-dire que l’on prend en compte aussi bien les départs involontaires, qui résultent d’une décision de l’employeur (comme un licenciement par exemple), que les départs volontaires. Ces derniers viennent d’une décision unilatérale de la part de l’employé. Il est intéressant pour les RH de lister les raisons qui motivent ce second type de départs.

Ces deux types de départs s’additionnent et donnent le nombre total d’employés quittant l’organisation.

On ne doit pas y ajouter les éventuels départs en retraite ou les congés maternité ou paternité.

La formule pour le calcul du taux de roulement (ou taux de rotation) est donc la suivante :

(Nombre d’employés qui quittent l’organisation / nombre total d’employés) * 100

On considère qu’un taux de roulement acceptable ne doit généralement pas dépasser les 5%.

Les raisons d’un taux de roulement élevé

Lorsque le taux de roulement est supérieur à 5%, comme présenté plus haut, cela peut avoir des conséquences négatives sur l’entreprise.

En effet, en plus des frais que les départs et les éventuels recrutements à faire génèrent, cela peut aussi ralentir la production ou affecter les salariés restants.

La société doit alors analyser les raisons de ces départs.

Si les départs sont tous involontaires, cela résulte d’une stratégie de l’entreprise ou bien de soucis de trésorerie qu’elle peut rencontrer mais puisqu’elle est à l’origine des départs, elle en connait les motivations.

C’est lorsque les départs sont majoritairement volontaires que les services des ressources humaines doivent entrer en action. Ils peuvent se renseigner auprès des personnes qui partent, pour connaitre leurs raisons et si elles se rejoignent, agir pour éviter que d’autres salariés partent également pour les mêmes causes.

Les causes les plus souvent rapportées sont :

  • les salaires bas,
  • une mauvaise ambiance de travail,
  • des propositions plus attrayantes ailleurs,
  • ou encore la reconversion professionnelle...

Dernière mise à jour le 27/01/2021