De la naissance à la fin d’une start-up, des étapes intermédiaires se succèdent. Mais comment se traduisent-elles ? Et sont-elles inévitables ? 

De la naissance à la création  de la start-up

Au départ, une start-up commence par une idée émergeant dans l’esprit d’une personne (ou de plusieurs individus). Il devient son initiateur. 

Une idée, un projet

Cette personne, après une période plus ou moins importante de réflexion, peut tenter de donner vie à cette idée qui deviendra un concept. 

Cette période va initier la première phase du cycle de vie de la jeune pousse : sa création.

De l’imagination à la réflexion 

La phase de création réunit de nombreux éléments : 

  • création du projet
  • axes de définition du cahier des charges
  • premières discussions sur la recherche de financement
  • futur positionnement de la start-up
  • modèle économique envisagé
  • coeur de cible

C’est la phase la plus importante car elle permet de faire émerger d’une succession d’idées, un concept concret et réalisable. 

Cette phase peut durer quelques mois comme plusieures années. L’idée est de façonner le projet pour ensuite passer à une phase de lancement plus concrète. 

Phase de maturation de la start-up

Durant ce stade, le projet théorique est créé et défini mais il doit à présent mûrir pour pouvoir être viable. 

Cette phase doit, entre autre, permettre de définir le modèle d’affaires de la future start-up. Il faut aussi délimiter le projet dans le temps en prenant en considération son évolution future. Cela permet de le penser sur le long-terme. 

Toute cette étape de maturation est suivie de très près (ou simultanément) par une phase de test. Ces deux phases réunies permettent de préparer tout l’argumentaire destiné à convaincre les futurs investisseurs de s’engager dans le projet.  

C’est donc une étape décisive dans le processus global de création de la start-up. 

Phase de test de la start-up

Cette phase est cruciale car elle apporte des réponses concrètes sur le potentiel de réussite de la start-up : 

  • si la phase de test est efficace et donne de bons résultats, le fondateur peut mener sa start-up à l’étape suivante 
  • si l’étape test est un échec, il est nécessaire de revenir aux points précédents ou de renoncer au projet 

Une étape décisive 

La phase de test est un essai réel qui se fait sur un panel d’utilisateurs. La plupart du temps, elle est réalisée grâce aux fonds personnels des fondateurs. En effet, la recherche d’investissements n’arrive qu’après cette étape dans la majorité des cas. 

Si ce test réussi, alors l’aventure start-up peut vraiment commencer. Le lancement officiel de la jeune pousse peut alors être annoncé très rapidement puisque tout est déjà prêt : documents théoriques servant de support ou preuves pratiques servant de garantie pour les potentiels futurs investisseurs. 

Le Minimum Viable Product (MVP)

Dans le jargon marketing, le Minimum Viable Product correspond à cette phase de test. Il s’agit de la création de la version la moins coûteuse possible (prototype dans le cadre d’un bien matériel, version bêta pour une application) du concept permettant de recevoir le plus d’avis utilisateurs possibles. 

L’idée est de s’approcher le plus possible de la version finie proposée par la start-up en prenant le moins de risques que possible. 

Phase de financement  

Une fois l’étape de test terminée et réussie, le lancement de la start-up peut commencer. 

Mais, pour cela, des besoins matériels et donc financiers sont inévitables. On arrive alors rapidement dans la phase de recherche d’investissements pour financer la jeune pousse. 

De nombreux leviers d’investissements existent alors pour aider les entrepreneurs. 

Parmi eux, on peut citer : 

  • le crowdfunding ou financement collaboratif
  • l’intervention de business angels 
  • les prêts par des organismes de crédits. 

Mais la solution optimale, surtout pour les entrepreneurs novices, reste les incubateurs à start-up qui offrent un accompagnement complet incluant la dimension financière. 

Phase de scaling ou accélération 

Le but de cette phase est d’accélérer la croissance de la start-up. Le chiffre d’affaires de la start-up doit évoluer pour lui permettre de garantir des perspectives d’évolutions à grande échelle. 

Il devient alors impératif de mettre en place une campagne de communication marketing virale et percutante. Mais celle-ci doit être réalisée avant cette phase. À cet étape, il s’agit de son exécution. 

C’est aussi à ce moment là que le recrutement intensif s’effectue. Le défi devient aussi managérial. 

À l’issue de cette étape, une nouvelle levée de fonds est généralement nécessaire. Celle-ci est plus simple, car les chiffres parlent d’eux-mêmes et la start-up arrivée à ce stade apparaît comme prometteuse.  

Phase finale 

Une jeune pousse n’a pas pour vocation de rester start-up des années durant. Arrivée au plus haut stade de son évolution, une page doit se tourner pour laisser place au prochain chapitre de son histoire. 

Une start-up peut évoluer, passer à scale-up , puis à licorne. Elle peut aussi se faire absorber par une plus grosse entreprise. Ou le pire scénario, mais qui arrive malgré tout assez régulièrement, est l’échec de la croissance de la start-up. 

Rachat 

Il s’agit de l’absorption de la start-up par une autre entreprise. En principe cette dernière est plus grande et stable. C’est une fin très courante pour les start-up. Le rachat n’est pas considéré comme un échec mais comme une évolution. 

Scale-up

C’est la meilleure option pour la start-up. Cela signifie qu’elle a atteint son objectif principal : trouver un business plan adapté. Le passage de la start-up à la scale-up est le signe d’une ascension réussie et d’une évolution positive. 

Une scale-up a généralement plus de 10 employés et constate une augmentation de son chiffre d’affaires de 20 % sur trois ans. 

Très peu de start-up arrivent à se hisser au rang de scale-up. Mais celles qui y parviennent ont de grandes chances de prospérer dans le monde des entreprises et qui sait d’un jour devenir une licorne ?