On se réfère à la solvabilité pour analyser la santé financière d’une entreprise et savoir si elle est à même de rembourser ses dettes et aller au bout de ses engagements financiers. Pour ce faire, les institutions bancaires mènent des études qui permettent de calculer la solvabilité. Ces calculs prennent toujours en considération le niveau des actifs et du passif, les liquidités disponibles et les dettes en cours.  

En quoi consiste l’étude de la solvabilité ? 

On définit la solvabilité d’une entreprise en fonction de sa capacité à gérer ses remboursements et ses dettes. Elle est solvable si elle détient suffisamment d’actifs pour couvrir son passif. Dans le cas contraire, on dit qu’elle est insolvable. 

Les actifs concernent les immobilisations, les stocks ou encore les liquidités alors que le passif fait référence aux dettes d’exploitation, aux emprunts ou encore aux sommes engagées auprès des fournisseurs.

L’étude de la solvabilité permet d’offrir une garantie aux institutions financières et de crédit ou aux autres sociétés désireuses de se renseigner sur un futur partenaire, client ou fournisseur. 

En pratique, il s’agit d’étudier : 

  • La “personnalité” de l’entreprise, c’est à dire sa gestion, les compétences et l’ancienneté de ses dirigeants ou encore le secteur d’activités et les risques qu’il implique ; 
  • Sa capacité de remboursement et le nivellement des différents ratios financiers de l’entreprise. 

Comment calculer la solvabilité ? 

Quand on veut calculer la solvabilité d’une entreprise, il faut considérer son actif et ses dettes. On fait donc l’équation suivante : (actif) - (dettes). 

Pour considérer qu’une entreprise est bel et bien solvable, il faut que la valeur de ce calcul soit positive. En revanche,  lorsque la valeur est négative, on peut déduire que l’entreprise se place dans une situation de faillite. 

Aussi, pour faire une interprétation juste de la solvabilité d’une entreprise, il faut absolument prendre en compte les facteurs externes. En effet, la nature de l’entreprise, son secteur d’activités et son cycle de financement peuvent varier et affecter son niveau de solvabilité à un instant T. Certains secteurs d’activités sont plus à même d’avoir une meilleure solvabilité tandis que d’autres domaines peuvent être plus sujets à utiliser à la fois beaucoup de liquidités et  d’investissements. 

Dans le calcul de la solvabilité, il faut aussi intégrer la variable du temps, c’est-à-dire, considérer le court, moyen et long terme. Il se peut qu’une entreprise jouisse d’une excellente solvabilité à court terme, mais que celle-ci soit faible voire négative à long terme. 

De plus, il est important de joindre à la solvabilité la notion de liquidité. Bien qu’une entreprise puisse être solvable, elle peut demeurer dans l’incapacité d’assumer ses dettes immédiates par manque de liquidités. Ainsi, pour calculer la solvabilité sous tous ses angles, il est possible de se référer à une multitudes de ratios financiers. 

Quels sont les principaux ratios de solvabilité ?

On distingue différents ratios de solvabilité qui permettent, pour chacun, de mettre en lumière l’un des aspects de la solvabilité d’une entreprise. On peut notamment mentionner le ratio de solvabilité générale, le ratio d’autonomie financière, la capacité de remboursement, le ratio de liquidité général, le ratio de liquidité à long terme ou encore le taux de couverture de la dette. 

Ratio de solvabilité générale

Autrement appelé le ratio de fonds de roulement, il est un indicateur de la possibilité pour une entreprise d’assumer ses dettes à court terme. 

On calcule alors : (actif à court terme) / (passif à court terme).

Ratio d’autonomie financière 

Ce ratio permet de mesurer ce que l’entreprise peut tirer de ses financements propres. 

On calcule ainsi : (capitaux propres) / (total du bilan).

La capacité de remboursement 

Cette notion désigne une valeur qui se calcule en nombre d’années. Elle correspond à la marge d’excédent brut d’exploitation que possède l’entreprise pour rembourser ses dettes. 

On pose de cette façon : (dette nette) / (excédent brut d’exploitation).

Le ratio de liquidité général 

Ce ratio précise, sous un délai d’un an, la capacité de paiement de l’entreprise. Avec cette valeur, on peut confirmer que les actifs excèdent bien les dettes dues d’ici la fin de l’année. 

On fait donc l’opération : (actif circulant) / (passif circulant).

Le ratio de liquidité à long terme

À l’inverse du précédent, ce ratio a pour but de souligner la capacité de remboursement à long terme de l’entreprise. Il convient donc de mettre en parallèle l’actif immobilisé et le passif immobilisé. Le premier correspond au fonds de commerce, au matériel ou aux bâtiments tandis que le second désigne les dettes à long terme. 

Cette fois, on pose donc : (actif immobilisé) / (passif immobilisé). 

Le taux de couverture de la dette 

Ce taux permet de vérifier si l’entreprise génère assez de marge d’exploitation pour faire face à ses remboursements en termes de prêts ou de crédit-bail. 

On calcule ainsi : (excédent brut d’exploitation) / (annuité d’emprunt et de crédit-bail).