TSE franchit un cap majeur en 2024, annonçant un financement record de plus de 220 millions d’euros pour sept parcs solaires totalisant 120 MW. Soutenu par de grands partenaires bancaires, ce projet consolide la place stratégique de TSE dans l'énergie verte et son rôle croissant dans la réindustrialisation du pays. Grâce à ces fonds, l’entreprise mise sur l’agrivoltaïsme pour répondre aux enjeux de décarbonation.

Un nouveau soutien financier de 100 millions d’euros : un pari stratégique

En décembre 2024, TSE a finalisé un financement de projet d’un montant de 100 millions d’euros avec l’appui de Crédit Agricole Transitions & Energies (CA T&E) et de la Caisse d’Epargne CEPAC. Cette somme conséquente vient appuyer la construction et l’exploitation d’un portefeuille de sept parcs solaires au sol répartis dans plusieurs départements français, notamment les Ardennes, la Seine-Maritime, le Cher, le Nord et le Loiret. Chacun de ces sites a été soigneusement sélectionné pour maximiser le potentiel énergétique, la pertinence environnementale et l’intégration au tissu local.

Grâce à une puissance installée globale avoisinant 120 MW, ces installations produiront une énergie renouvelable compétitive, équivalente à la consommation annuelle de plus de 65 000 habitants. Au-delà des chiffres, cet investissement reflète la volonté de TSE de consolider ses opérations et de proposer une électricité verte à des conditions favorables, tout en accompagnant les territoires français vers des objectifs ambitieux de décarbonation.

Le choix de Crédit Agricole Transitions & Energies et de la Caisse d’Epargne CEPAC comme partenaires n’est pas anodin. Ces deux institutions bancaires sont reconnues pour leur implication dans le financement de projets durables en France. Par cet accord, TSE bénéficie d’une structure financière solide, garantissant la pérennité des projets et la sérénité nécessaire pour leurs développements à moyen et long terme.

Le financement de projet (Project Finance) est une méthode de financement où le prêt accordé par les banques est essentiellement adossé aux flux de trésorerie futurs générés par le projet lui-même. Ainsi, le remboursement dépend de la performance de l’infrastructure (ici, les parcs solaires) plutôt que de la solvabilité globale de l’entreprise porteuse.

Avec ce montage financier, TSE s’assure non seulement la construction de nouveaux parcs, mais se dote aussi d’une base solide pour atteindre son objectif de développement. Ce type de financement est particulièrement adapté aux projets d’énergies renouvelables, car il favorise une certaine stabilité réglementaire et économique, d’autant plus dans un contexte où la France poursuit activement sa transition énergétique.

2024, année record : plus de 220 millions d’euros levés

Si l’on s’intéresse à la trajectoire financière de TSE, l’année 2024 constitue clairement un tournant majeur. Au total, c’est plus de 220 millions d’euros qui ont été mobilisés, tous montages confondus. Cette somme dépasse les levées antérieures et témoigne d’une confiance grandissante des investisseurs dans la stratégie et la vision de l’entreprise.

En 2023, TSE avait déjà levé 161 millions d’euros, dont 130 millions en capital, envoyant un signal fort sur sa capacité à convaincre des acteurs financiers variés. Toutefois, 2024 va plus loin sur plusieurs plans. Sur les 220 millions d’euros totaux recensés, deux blocs se distinguent :

  • 158 millions d’euros de financements de projets, incluant les opérations auprès du Groupe Crédit Agricole et de la Caisse d’Epargne CEPAC.
  • 65 millions d’euros d’obligations vertes, émises en octobre 2024 avec le soutien d’Eiffel Investment Group.

Ce cocktail financier illustre un équilibre judicieux entre dettes vertes, fonds propres et financements bancaires, chaque levier jouant un rôle spécifique dans la croissance de TSE. L’engagement auprès d’Eiffel Investment Group est également significatif, car ces obligations vertes attestent de la crédibilité environnementale et sociétale des projets portés par TSE.

Bon à savoir : le rôle des obligations vertes

Les obligations vertes (ou Green Bonds) servent à financer exclusivement des projets à impact écologique positif : énergies renouvelables, efficacité énergétique, gestion des déchets, etc. L’émission de ces titres permet aux investisseurs d’allouer leur capital à des initiatives durables et à l’entreprise de diversifier ses sources de financement.

En outre, la solidité financière de TSE doit beaucoup à sa réputation sur le marché français, où les enjeux de transition énergétique se font de plus en plus prégnants. Les collectivités locales et les grands groupes bancaires s’intéressent de près aux acteurs les plus innovants, capables de combiner performance industrielle et respect des critères ESG. Dans ce contexte, TSE coche de nombreuses cases et s’impose comme un partenaire fiable.

Un cap ambitieux : de l’agrivoltaïsme à la canopée agricole

Depuis sa création, TSE se distingue par sa volonté d’innover dans le secteur photovoltaïque. Parmi ses solutions phares, on retrouve des projets d’agrivoltaïsme et des canopées agricoles. Loin d’être un simple concept marketing, ces installations ont une vocation pratique : protéger et valoriser les cultures agricoles, tout en optimisant la production d’électricité solaire.

L’entreprise a, par exemple, inauguré deux nouvelles canopées agricoles à Verdonnet et Souleuvre-en-Bocage. Ces infrastructures permettent une synergie vertueuse : l’ombrière fournit un microclimat favorable aux cultures, tandis que les panneaux solaires garantissent une production d’énergie propre à grande échelle. Cette approche se veut à la fois respectueuse de la biodiversité et bénéfique pour les agriculteurs locaux.

TSE se targue d’être à l’origine d’une des premières expérimentations de ce genre à grande échelle mondiale dans le domaine des grandes cultures. Pour la société, développer l’agrivoltaïsme signifie réduire l’artificialisation des terres, tout en assurant des revenus supplémentaires aux exploitants. Cette orientation stratégique s’inscrit dans la recherche constante de nouveaux modèles de production énergétique, plus intégrés et moins conflictuels avec l’usage des sols.

L’agrivoltaïsme désigne l’association d’une production agricole et d’une production photovoltaïque sur une même surface. Les panneaux solaires sont installés de manière à laisser la lumière aux cultures, tout en récupérant un potentiel énergétique. L’intérêt réside dans l’optimisation des surfaces et dans la protection des plantes contre des aléas climatiques (sécheresse, grêle, etc.).

En France, cette pratique suscite de plus en plus l’intérêt des pouvoirs publics. Plusieurs appels à projets sont régulièrement lancés, incitant les acteurs du secteur à innover. TSE fait partie de ceux qui savent saisir ces opportunités et contribuer à la structuration d’un marché prometteur, où la performance agricole va de pair avec la production d’énergie.

Une politique ESG affirmée et un alignement sur la taxonomie verte

Les investisseurs et partenaires institutionnels ne s’y trompent pas : l’un des atouts majeurs de TSE réside dans sa rigueur en matière de critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Dans un univers où la durabilité n’est plus un simple argument, mais une exigence, TSE mise sur des engagements tangibles.

Tout d’abord, l’adhésion de l’entreprise au Pacte Mondial des Nations Unies envoie un signal fort. Elle consacre l’importance de valeurs telles que le respect des droits humains, la protection de l’environnement et la lutte contre la corruption. Les obligations vertes émises en octobre 2024 répondent également à des standards internationaux rigoureux, garantissant une transparence maximale quant à l’utilisation des fonds et à l’impact positif généré.

Par ailleurs, TSE ambitionne un taux d’alignement élevé dès 2024 avec la taxonomie verte européenne. Cette taxonomie classe les activités économiques selon leur contribution à la transition écologique. Le fait d’être déjà en conformité avec ces dispositions place TSE dans une position favorable, en particulier pour répondre aux exigences d’investisseurs institutionnels scrupuleux et d’organismes publics exigeants.

La taxonomie verte européenne est un cadre de référence définissant les activités économiques « durables » au sens de l’Union européenne. Elle fixe des critères techniques spécifiques permettant de déterminer si un projet contribue de manière significative à la lutte contre le changement climatique, sans causer de préjudice important à l’environnement.

Pour TSE, se conformer à ces standards revient à ancrer son modèle de développement dans une logique de croissance responsable. Cette exigence implique un suivi attentif des émissions de CO2, de la préservation de la biodiversité, de la relation avec les communautés locales et de la qualité de la gouvernance interne. En ce sens, TSE s’efforce de sensibiliser ses équipes, ses prestataires et ses parties prenantes aux enjeux liés au changement climatique.

Du triple au quadruple pour le chiffre d’affaires

Au-delà des engagements financiers et écologiques, TSE se démarque également par des résultats quantifiables. L’année 2024 a vu une multiplication par quatre des revenus et produits financiers. Cette croissance, spectaculaire à première vue, s’appuie sur plusieurs piliers : l’essor du volume de projets, la confiance renouvelée des partenaires bancaires et la bonne maîtrise des coûts d’exploitation.

Parallèlement, le volume de projets en construction et en exploitation est passé de 300 MW fin 2024 à un objectif affiché d’environ 1 000 MW (1 GWc) d’ici fin 2027. Pour un acteur évoluant dans un secteur aussi concurrentiel que le solaire, cette progression témoigne d’un savoir-faire industriel solide et d’une capacité d’exécution qui inspire la confiance.

Cette expansion n’est pas qu’une affaire de chiffres. Elle traduit aussi la montée en compétences des équipes, la standardisation des procédés de construction, l’anticipation des risques réglementaires et la capacité à conclure des contrats de revente d’électricité (PPAs) sur plusieurs années. Chaque projet en cours fait l’objet d’un suivi rigoureux, depuis l’étude de faisabilité jusqu’à la mise en service effective.

Un objectif B-Corp d’ici 2026 : un label pour ancrer la démarche sociétale

L’un des éléments marquants de la stratégie de TSE est son souhait de devenir certifié B-Corp d’ici fin 2026. Ce label international distingue les entreprises qui intègrent, dans leur gouvernance, des objectifs sociaux et environnementaux ambitieux, au-delà de la simple quête de profit.

B-Corp repose sur une évaluation exigeante touchant à la gouvernance, à la relation clients-fournisseurs, à la politique sociale et à l’impact environnemental. Dans un contexte où de nombreuses sociétés adoptent des démarches RSE plus ou moins abouties, l’obtention de ce label est souvent perçue comme la preuve d’un engagement sincère et vérifiable.

Pour TSE, viser B-Corp s’inscrit dans une continuité logique : l’entreprise souhaite aligner sa réussite financière avec la préservation de la planète et le bien-être des communautés locales. La certification exigerait de consolider les efforts actuels et de promouvoir une culture d’entreprise où chaque collaborateur se sent investi d’une mission sociétale claire. D’ici 2026, il reste du chemin à parcourir, mais la volonté de TSE apparaît inébranlable.

B-Corp, c’est quoi ?

La certification B-Corp repose sur l’idée que l’entreprise doit servir l’intérêt général. Les sociétés candidates doivent respecter des standards sociaux et environnementaux très stricts, contribuer au bien commun et être transparentes quant à leurs pratiques. Obtenir ce label démontre un engagement sociétal fort, au-delà des impératifs économiques.

Qui est TSE ? Un rapide éclairage sur l’histoire et la vision

Pour mieux cerner l’élan actuel, il convient de rappeler que TSE est une entreprise 100 % française dédiée au solaire. Depuis sa fondation, son credo consiste à déployer des centrales photovoltaïques de manière innovante, en veillant à une insertion harmonieuse dans les territoires. Son équipe dirigeante, menée par Mathieu Debonnet, n’a eu de cesse de valoriser l’agronomie et l’énergie, comme deux piliers complémentaires de la même stratégie.

Partir du constat que les terres françaises pouvaient être sous-exploitées en termes de production énergétique a conduit TSE à imaginer des structures pensées pour les espaces agricoles, tout en tenant compte des sensibilités locales et des contraintes administratives. D’où cette idée de "canopée agricole", alliant double usage : protection des récoltes et captation d’énergie solaire. Dans un pays où la ruralité est parfois en tension avec les grands groupes industriels, TSE veut prouver qu’il est possible de favoriser une coopération vertueuse.

Au fil des années, l’entreprise a su nouer des liens avec un réseau d’exploitants agricoles, d’élus locaux et de banquiers à la fibre verte. Son succès repose sur un modèle économique clair : chaque parc solaire doit être rentable, tout en respectant un cahier des charges environnemental exigeant. Aujourd’hui, TSE s’impose comme l’un des concepteurs de projets solaires de référence en France, capable d’allier innovation technologique et ancrage territorial solide.

Les enjeux juridiques : un secteur en mutation constante

L’énergie solaire en France bénéficie d’un cadre législatif et réglementaire en pleine évolution. Les récentes lois visant à accélérer la production d’énergies renouvelables (par exemple la loi pour l’accélération et la simplification de l’action publique, ou encore les décrets facilitant l’installation de parcs photovoltaïques) ont créé un terrain propice pour le développement de projets solaires de grande ampleur.

Cependant, cette dynamique s’accompagne de divers défis : procédures d’autorisation complexes, concertation avec les riverains, respect des zones protégées, et parfois des conflits d’usage pour l’occupation des sols. À cet égard, TSE se montre attentif à chaque étape :

  • Réalisation d’études d’impact environnementales solides.
  • Négociation transparente avec les collectivités.
  • Suivi en continu des évolutions réglementaires, pour sécuriser les projets sur le long terme.

De plus, le droit français encourage de plus en plus les solutions agrivoltaïques, notamment lorsqu’elles participent à la résilience du secteur agricole. La notion de « projet d’intérêt général » peut parfois être avancée pour justifier l’implantation de panneaux, dès lors que le bénéfice pour la collectivité est avéré. Cette conjoncture s’avère favorable à TSE, qui a su développer une expertise reconnue sur ce segment précis.

Les enjeux légaux vont bien au-delà de l’installation en elle-même. Ils concernent également la fiscalité (taxe foncière, TVA sur l’électricité), la responsabilité en cas de dégâts environnementaux et la passation des marchés publics pour la rénovation ou la construction de nouvelles infrastructures. Dans chacun de ces domaines, une veille juridique minutieuse est indispensable afin d’éviter des blocages ou des contentieux. TSE fait ainsi appel à des cabinets spécialisés, qui accompagnent la société dans ses démarches.

Le marché français du solaire : entre ambitions et défis

D’un point de vue macroéconomique, la France vise à augmenter significativement la part d’énergies renouvelables dans son mix énergétique. Selon la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’Hexagone doit atteindre entre 35 et 44 GW de capacités solaires installées d’ici 2028, voire plus selon les révisions. Des dispositifs comme le complément de rémunération et les appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) viennent soutenir ce développement.

Malgré ces ambitions, l’implantation de centrales solaires se heurte parfois à des réticences locales ou à la rareté du foncier. L’agrivoltaïsme pourrait se révéler une solution partielle à ces freins, permettant de mutualiser l’espace entre culture agricole et production énergétique. Ce modèle séduit nombre d’exploitants, confrontés à la volatilité des revenus agricoles et aux aléas climatiques.

L’exemple de TSE illustre parfaitement le potentiel de ce marché. En repensant la manière de concevoir et d’installer les panneaux, l’entreprise apporte une réponse adaptée aux préoccupations environnementales et économiques. Dans les années à venir, on peut s’attendre à une accélération des projets de ce type, à condition que l’évolution réglementaire s’inscrive dans la continuité des efforts déjà engagés.

Réindustrialisation et balance commerciale : l’impact macroéconomique

Au-delà de la simple production d’électricité, l’essor d’acteurs comme TSE participe à un enjeu plus large : la réindustrialisation du pays. En effet, le développement de projets solaires implique de la conception, de la maintenance, de la logistique et parfois de la fabrication de composants en Europe. Même si une partie du matériel (comme certains modules photovoltaïques) est encore importée, la dynamique en faveur d’une chaîne de valeur locale se renforce.

Ainsi, plus l’industrie solaire française gagne en puissance, plus elle contribue à améliorer la balance commerciale du pays, en substituant de la production nationale aux importations de combustibles fossiles ou d’énergie. TSE souligne souvent ce point dans ses communications, insistant sur le fait que la production d’électricité verte est un levier de compétitivité et de souveraineté énergétique. À terme, cette souveraineté pourrait protéger le pays des fluctuations des cours internationaux du pétrole et du gaz, tout en créant de nouveaux emplois sur le territoire.

Par ailleurs, la production massive d’énergie décarbonée peut accélérer l’électrification de pans entiers de l’industrie, réduisant la dépendance aux énergies fossiles. Les entreprises en France, soucieuses de leur bilan carbone, recherchent de plus en plus des contrats d’approvisionnement en électricité verte (PPA d’entreprise), ce qui ouvre la porte à des partenariats stratégiques avec des producteurs comme TSE. L’électricité verte peut ainsi alimenter des lignes de production, des data centers ou des flottes de véhicules électriques, participant à la transition globale.

Un regard sur 2027 et au-delà : objectif 1 GW

Les ambitions de TSE ne s’arrêtent pas à 2024. En effet, l’entreprise envisage de porter sa capacité en construction et en exploitation à 1 GWc d’ici fin 2027. Cela signifie une multiplication par plus de trois de ses capacités actuelles, traduisant une volonté claire de passer à l’échelle supérieure. Cette croissance s’accompagnera vraisemblablement d’embauches, d’investissements en R&D et d’une expansion géographique dans de nouvelles régions.

Toutefois, une telle montée en puissance exigera également une vigilance accrue sur la question de la rentabilité et du respect des contraintes locales. Les dispositifs de soutien public aux énergies renouvelables sont évolutifs, et la baisse continue des coûts du solaire favorise la compétitivité. C’est une bonne nouvelle pour TSE, mais cela l’oblige aussi à sécuriser ses approvisionnements et à stabiliser ses ventes sur le long terme.

Dans un paysage où d’autres acteurs tentent de s’imposer, TSE mise sur sa spécialisation dans l’agrivoltaïsme et sa maîtrise industrielle pour se différencier. L’entreprise a déjà démontré sa capacité d’exécution avec plus de 7 parcs solaires en phase de réalisation, ainsi qu’un pipeline de projets soutenus par des financements solides. Le défi, à court terme, consistera à maintenir cette dynamique en soignant sa réputation auprès des agriculteurs, des autorités publiques et des investisseurs institutionnels.

Un dialogue permanent avec les territoires : la clé du succès

La réussite de TSE ne repose pas seulement sur des moyens financiers ou des innovations technologiques. L’acceptation locale demeure cruciale. Dans chaque projet, l’entreprise mène des concertations avec les élus, les habitants et les acteurs économiques afin de présenter les impacts positifs et négatifs. L’objectif est d’anticiper les problématiques et de trouver des compromis satisfaisants pour tous.

Ce dialogue se concrétise parfois par des visites de chantier, des réunions publiques ou des initiatives de co-construction du projet (répartition des recettes fiscales, soutien aux associations locales, etc.). Ces démarches renforcent la légitimité des installations solaires et permettent de tisser un lien de confiance avec les riverains, notamment lorsqu’il s’agit de champs agricoles actifs.

L’expérience montre que plus le porteur de projet est transparent sur les retombées socio-économiques (impôts, emplois, loyers versés aux propriétaires fonciers), plus la communauté se sent impliquée. Dans un secteur où la concertation devient un passage obligé, TSE se positionne comme un acteur volontariste, multipliant les échanges pour éviter tout malentendu et s’assurer du soutien (ou tout au moins de la bienveillance) des parties prenantes.

Les propos de Mathieu Debonnet : une confirmation des ambitions

Mathieu Debonnet, Président de TSE, a souligné à plusieurs reprises la nature « historique » de 2024 pour la société. Il met en avant l’industrialisation des process, les partenariats financiers solides et la stratégie anticipation qui ont permis cette avancée. À ses yeux, l’entreprise se transforme désormais en un acteur de référence, tant par la qualité que par la quantité de projets développés.

L’enthousiasme de M. Debonnet rejoint celui des partenaires financiers, qui voient en TSE un vecteur de transition énergétique compétitif. Il insiste également sur la notion d’innovation, invitant tous les acteurs (fournisseurs, agriculteurs, banques, collectivités) à développer ensemble une vision à long terme de l’énergie solaire en France.

Ses déclarations témoignent d’une approche globale, qui ne se limite pas à poser des panneaux solaires sur des terrains. TSE se veut force de proposition sur l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la conception à la vente de l’électricité, en passant par le montage juridique et l’optimisation fiscale des projets. Cette transversalité lui permet de naviguer avec aisance dans un marché parfois fragmenté.

Des répercussions sur tout l’écosystème français des ENR

La réussite de TSE dépasse les frontières de l’entreprise elle-même. Elle influe sur l’ensemble de la filière énergies renouvelables (ENR) en France, en créant une émulation et en attirant l’attention d’investisseurs nationaux et internationaux. Les banques françaises, déjà actives dans la transition énergétique, y voient un relais de croissance et une occasion d’affiner leurs mécanismes de financement vert.

Les collectivités locales, quant à elles, s’intéressent de plus en plus aux modèles d’autoconsommation collective, de microgrids, ou de projets associant plusieurs municipalités. TSE, en tant qu’acteur privé, peut leur apporter des solutions technologiques et financières adaptées. De nouveaux schémas de gouvernance pourraient émerger, permettant une mutualisation des équipements et une solidarité énergétique à l’échelle intercommunale.

Dans ce contexte, la France pourrait renforcer sa position de leader en matière d’innovations solaires, notamment dans les technologies de suivi (tracking), le stockage d’énergie via batteries ou hydrogène, et la conception d’installations agrivoltaïques de grande capacité. TSE, déjà engagé sur ces segments, pourrait alors accélérer la mise sur le marché de solutions expérimentales, servant de référence pour d’autres pays européens.

Aller plus loin : vers une transition agricole et énergétique conjointe

Les déclarations officielles et les réalisations de TSE laissent entrevoir un avenir où la transition agricole et la transition énergétique se nourrissent mutuellement. L’agrivoltaïsme, parfois perçu comme un concept marginal il y a encore quelques années, se révèle être un levier puissant pour éviter l’artificialisation des sols et améliorer la résilience des exploitations. À cet égard, TSE contribue à diffuser une vision concrète et positive du solaire en milieu rural.

Le secteur agricole français, confronté au changement climatique, doit trouver de nouvelles manières d’améliorer ses rendements tout en préservant ses sols. Les panneaux solaires peuvent, dans certains cas, protéger les cultures de la chaleur excessive ou de la grêle, tout en offrant une source de revenus stable. De plus, des innovations se profilent, comme l’agriculture de précision sous canopée solaire, qui pourrait optimiser l’irrigation, la fertilisation et la gestion des intrants.

Du côté de l’énergie, la production photovoltaïque distribuée sur l’ensemble du territoire facilite un mix électrique plus équilibré, diminuant la dépendance vis-à-vis de centrales thermiques et nucléaires. Les risques de saturation du réseau peuvent être gérés par l’intelligence artificielle et les technologies de stockage, de sorte à valoriser chaque kilowatt produit. Dans cette optique, l’expertise accumulée par TSE sur la conception de projets mixtes (agricole + énergétique) trouvera sans doute des prolongements dans de multiples domaines.

Réinventer le paysage énergétique français

TSE se positionne désormais comme l’un des fers de lance de la mutation du paysage énergétique. L’année 2024 aura été marquée par des financements records, des partenariats institutionnels solides et l’émergence d’un nouveau standard pour les projets agrivoltaïques. Cette dynamique positive pourrait s’amplifier dans les prochaines années, notamment si la conjoncture économique et réglementaire demeure favorable.

Certaines questions restent toutefois ouvertes : la capacité de TSE à accompagner une croissance exponentielle sans perdre en flexibilité et en proximité ; la résilience de son modèle économique en cas d’évolution des tarifs de rachat de l’électricité ; ou encore la multiplication de concurrents, attirés par la rentabilité des centrales solaires au sol. Mais jusqu’à présent, la société a su prouver sa solidité, sa vision industrielle et sa maîtrise des rouages administratifs français.

D’autres leviers, comme la digitalisation des chantiers et l’analyse des données de production en temps réel, pourraient encore améliorer la compétitivité des projets solaires. Les alliances entre acteurs complémentaires (bureaux d’études, fournisseurs d’équipements, développeurs de logiciels, etc.) renforcent le secteur dans son ensemble. TSE participe à cette intelligence collective, conscient que la coopération est un atout dans un marché marqué par la nécessité de croître rapidement.

Un futur placé sous le signe de la cohérence et de l’innovation

Afin de consolider son statut, TSE compte sur plusieurs facteurs-clés : une stratégie de développement lisible pour les investisseurs, un ancrage local favorisant l’acceptation des projets, une capacité d’innovation continue et un respect scrupuleux des impératifs ESG. La marche vers la certification B-Corp en 2026 traduit la volonté de donner une dimension sociétale forte à chaque nouvelle étape.

En parallèle, la société table sur une mutualisation accrue des solutions agrivoltaïques avec les acteurs du monde agricole. L’innovation ne se limite pas aux seuls panneaux, mais touche également la structure des serres, l’optimisation du microclimat, la robotique et la valorisation des données agronomiques. Cette approche globale devrait renforcer le caractère différenciant de TSE sur le marché français.

Au fond, l’objectif est clair : produire une électricité verte à moindre coût, accessible et localement intégrée, tout en soutenant la réindustrialisation et l’agriculture françaises. Les retombées positives se font déjà sentir : création de valeur, emplois non délocalisables, réduction de l’empreinte carbone et diminution de la dépendance énergétique.

L’élan d’un secteur en pleine mutation

Au vu de l’euphorie financière de 2024, de la progression rapide du chiffre d’affaires et des volumes de projets, on peut s’attendre à ce que TSE continue à consolider sa place parmi les leaders français du solaire. Les alliances stratégiques avec des investisseurs reconnus (Crédit Agricole Transitions & Energies, Caisse d’Epargne CEPAC, Eiffel Investment Group) apportent à l’entreprise une crédibilité et un soutien déterminants.

Les mois et années à venir seront décisifs pour affiner la gouvernance, renforcer la politique de transparence envers les territoires, développer de nouveaux dispositifs de financement (autoconsommation collective, participation citoyenne, etc.) et franchir de nouveaux paliers technologiques. Chaque chantier mené à bien sert de vitrine, démontrant l’intérêt et la rentabilité du solaire au sol ou du modèle de canopée agricole.

À une échelle plus large, l’exemple de TSE rappelle combien la transition énergétique est dépendante d’une volonté partagée entre acteurs privés, publics et citoyens. Les financements records n’ont de sens que s’ils se traduisent par des réalisations concrètes et durables sur le terrain. Aujourd’hui, cette condition est remplie : TSE se déploie dans plusieurs régions françaises, crée de la valeur et propose un futur plus vert pour l’agriculture.

Cette année record pour TSE, qui illustre la force et la promesse du solaire en France, pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère de coopération agricole, d’innovation énergétique et de croissance verte.