Quel impact la nomination de Victor Lemay a-t-elle à Bordeaux ?
Découvrez comment Victor Lemay, nouveau responsable corporate finance, transforme Edmond de Rothschild à Bordeaux pour les entreprises régionales.

La franchise d’Edmond de Rothschild en conseil aux entreprises muscle son maillage territorial. À Bordeaux, la banque privée nomme Victor Lemay à la direction d’Edmond de Rothschild Corporate Finance, avec une prise de fonctions fixée au 1er septembre 2025. Une arrivée qui confirme l’accélération d’une stratégie de proximité sur le segment small et midcap, au service des dirigeants et actionnaires du Sud-Ouest.
Nomination à bordeaux : un mandat taillé pour le développement régional
Edmond de Rothschild officialise l’arrivée de Victor Lemay à la tête de son pôle Corporate Finance à Bordeaux, afin d’étendre les capacités d’exécution et l’origination en Nouvelle-Aquitaine et, plus largement, dans le Sud-Ouest.
L’intéressé sera chargé de piloter la couverture commerciale locale et d’orchestrer les opérations de fusions-acquisitions, de cessions et de levées de fonds, au contact d’un tissu d’ETI et de PME dynamiques, notamment dans l’aéronautique, la viticulture et les technologies.
Il exercera sous la supervision d’Arnaud Petit, président d’Edmond de Rothschild Corporate Finance. Cette organisation clarifie la chaîne décisionnelle et la gouvernance des dossiers, un point déterminant pour l’exécution multi-acteurs et la maîtrise des risques opérationnels.
Ce que change l’ouverture de Bordeaux pour les clients corporate
En se dotant d’un bureau de corporate finance piloté localement, Edmond de Rothschild :
- Réduit les délais de prise de brief et de qualification des dossiers, au plus près des dirigeants.
- Renforce la visibilité des opportunités off-market et l’accès à des cibles régionales.
- Accroît la capacité d’interfaçage avec des écosystèmes ancrés (clusters, pôles de compétitivité, appellations viticoles).
- Facilite le travail de conviction auprès d’actionnaires familiaux dans des contextes sensibles (transmission, carve-out, ouverture du capital).
Trajectoire de victor lemay : de l’analyse financière aux opérations m&a midcap
Âgé de 33 ans, diplômé d’Audencia Business School, Victor Lemay a débuté en 2013 au sein de la direction financière de L’Oréal, où il s’est confronté aux fondamentaux de la performance et du contrôle de gestion dans un groupe international.
Il a ensuite rejoint les relations investisseurs du groupe Lagardère, développant une pratique précise de la communication financière, des indicateurs de création de valeur et des attentes des marchés.
En 2015, il intègre Crédit Agricole Midcap Advisors comme analyste, avant de devenir chargé d’affaires en 2017. Selon les informations publiques de l’entité, mises à jour en janvier 2023, il y occupait récemment le poste de directeur M&A, signant une montée en compétence rapide sur des opérations midcap.
Ce parcours, qui combine analyse, relations investisseurs et exécution, constitue un socle solide pour adresser les enjeux d’origination, de modélisation et de pilotage de process compétitifs dans le middle market français.
Crédit agricole midcap advisors : positionnement et savoir-faire midcap
Crédit Agricole Midcap Advisors s’est imposé au fil des années comme une plateforme reconnue sur les transactions midcap en France, avec une exposition marquée aux secteurs industriels, de services et aux technologies.
La maison est réputée pour sa capacité à structurer des process exigeants mais pragmatiques, un atout pour la progression de Victor Lemay vers des responsabilités de dealmaking et de relation senior avec les dirigeants.
Le segment midcap se situe classiquement entre les PME et les grandes capitalisations. En M&A, on parle souvent de valeurs d’entreprise allant de quelques dizaines à quelques centaines de millions d’euros, avec des multiples de valorisation influencés par la croissance, la rentabilité et la qualité des cash-flows.
Les process midcap exigent des équipes compactes capables de couvrir l’intégralité du cycle : teasing, NDA, data room, Q&A, management meetings, offres indicatives, exclusivité et closing. Le calendrier et la tenue de route du business plan y sont souvent déterminants pour le succès.
Édmond de rothschild corporate finance : organisation, synergies et feuille de route
La branche Corporate Finance d’Edmond de Rothschild se consacre au conseil en finance d’entreprise pour les small et midcaps : cessions, acquisitions, levées de fonds, opérations sponsor et conseils aux dirigeants-actionnaires.
D’après la presse spécialisée, l’équipe regroupe environ une vingtaine de professionnels, avec une orientation plus marquée sur les transactions entrepreneuriales que sur les méga-deals. La nomination de Victor Lemay à Bordeaux s’inscrit dans une logique d’expansion contrôlée et de couverture fine des bassins économiques.
Le groupe fait valoir des synergies internes avec la gestion d’actifs et le private equity, sans confusion des rôles. Ce modèle intégré fluidifie l’échange d’informations de marché non sensibles, la compréhension sectorielle et la connaissance des investisseurs, tout en respectant des murailles de Chine pour éviter les conflits d’intérêts.
Repères sur le groupe Edmond de Rothschild
Fondé en 1953, le groupe Edmond de Rothschild est une banque privée indépendante d’origine suisse, détenue par la famille. Son offre couvre la gestion de patrimoine, la gestion d’actifs, le private equity et le conseil en corporate finance.
En 2025, un décret du 9 avril 2025 a approuvé la dissolution d’une fondation liée à l’écosystème du groupe, sans impact opérationnel direct sur les métiers de conseil. Le groupe poursuit ses initiatives d’investissement responsable, notamment dans les énergies renouvelables et la technologie.
Bordeaux et sud-ouest : ancrage patrimonial et vivier d’opérations corporate
Edmond de Rothschild connaît bien la Gironde. Dès octobre 2001, la Compagnie Financière Edmond de Rothschild y inaugurait un centre régional de gestion de patrimoine pour une clientèle haut de gamme, y compris des fortunes privées issues du vignoble.
Deux décennies d’implantation offrent au groupe un effet de réseau précieux : prescripteurs locaux, relations intergénérationnelles et connaissance fine des chaînes de valeur régionales. L’ouverture d’une activité Corporate Finance à Bordeaux capitalise sur cette base, avec une proposition de valeur tournée vers les dirigeants d’ETI et de PME.
Le Sud-Ouest concentre des pôles d’excellence en aéronautique et spatial, des actifs viticoles de premier plan et un tissu technologique en croissance, avec des besoins récurrents en financement, consolidation et transmissions. La région compte plus de 300 000 entreprises (INSEE), un vivier qui alimente à la fois les flux de cessions et les programmes de build-up.
Viticulture bordelaise : investisseurs et consolidation
Dans le vignoble, les opérations capitalistiques s’inscrivent souvent dans des enjeux de préservation des terroirs et de marque, de transmission intrafamiliale, d’ouverture à des partenaires financiers, ou d’adossement à des groupes internationaux.
La dynamique des exports, la montée des exigences ESG et la pression sur les coûts stimulent la recherche de partenaires capables d’accompagner la modernisation, l’accès aux marchés et la digitalisation. Un conseil ancré localement peut sécuriser les équilibres économiques et patrimoniaux.
Aéronautique en nouvelle-aquitaine : chaîne de valeur duale
Le tissu aéronautique et spatial s’appuie sur des donneurs d’ordres et un ensemble de sous-traitants de rangs 1 et 2. Les effets de cycle y sont structurants : montée en cadence, besoins de capex, pression sur les BFR et relocalisations d’achats.
Les opérations de M&A permettent des rachats de capacités, la diversification sectorielle et le renforcement de la maîtrise industrielle. La proximité d’un conseil de place favorise l’identification de cibles, la préparation des plans de synergies et la sécurisation de la continuité d’activité.
Les dossiers familiaux présentent des spécificités fortes : gestion du temps long, alignement intergénérationnel, clauses de gouvernance post-opération, fiscalité et organisation patrimoniale.
Un cadrage rigoureux des objectifs non financiers (maintien de l’ancrage territorial, conservation du nom, engagements sociaux) est indispensable. Des dispositifs d’earn-out et des exclusivités contra-cycliques peuvent faciliter l’atterrissage d’un deal équilibré.
Le marché m&a midcap en france : regain d’activité, discipline renforcée
Le marché français des fusions-acquisitions midcap a connu un rebond en 2024, porté par la normalisation des multiples dans certains secteurs, l’adaptation des vendeurs et la reprise graduale des financements unitranche et bancaires. Les deals midcap ont représenté une part conséquente des opérations, selon les analyses sectorielles, soutenues par un pipeline solide.
En 2025, la visibilité s’améliore sur les dossiers resilients disposant d’un pricing power réel, d’une rentabilité robuste et d’un management outillé pour le scaling. Les acheteurs, stratégiques ou financiers, privilégient les plateformes de consolidation et les actifs à forte récurrence.
La discipline d’exécution s’est durcie : diligence ESG, scénarios de stress sur le service de la dette, tests de sensibilité sur les marges et attention aux covenants. Les vendeurs bien préparés captent toujours des conditions attractives, en particulier avec une story equity claire et une data room disciplinée.
Bon à savoir sur les multiples midcap en environnement volatil
Les multiples d’EBITDA se montrent plus dispersés qu’en période d’abondance de liquidité. Les actifs à croissance rentable, dotés d’un moat sectoriel, se négocient au-dessus de la médiane. Les entreprises cycliques ou à capex soutenus acceptent des décotes relatives, contrebalancées par des mécanismes d’earn-out.
La qualité de l’information et la visibilité commerciale sur 12 à 18 mois influencent directement l’appétit des acheteurs et l’étendue de la concurrence en phase finale.
Un mandat efficace repose sur :
- Un vendor due diligence financière et juridique anticipé, pour accélérer le Q&A.
- Un equity story articulé autour des leviers de création de valeur, et non de la seule historique.
- Une short list d’acheteurs crédibles, équilibrée entre industriels et fonds, adaptée aux contraintes anti-trust et de confidentialité.
- Un calendrier sec avec des jalons fermes, pour éviter la dérive des process.
- Des discussions bilatérales préparées pour les sujets sensibles : management package, garanties actives et passives, locked box.
Gouvernance du conseil : supervision d’arnaud petit et exigences de conformité
L’alignement de la gouvernance constitue un enjeu déterminant dans les activités de corporate finance. La supervision d’Arnaud Petit, en qualité de président, formalise la traçabilité des décisions et la bonne allocation des équipes sur les deals.
Le cadre de conformité s’appuie sur des procédures de prévention des conflits d’intérêts, de gestion des informations privilégiées et de séparation des activités de conseil et d’investissement. Ces dispositifs s’inscrivent dans la réglementation applicable, incluant notamment le périmètre MIFID II et les exigences de l’AMF pour les communications financières.
La prise de poste de Victor Lemay, avec un brief clair sur la couverture Sud-Ouest, favorise la responsabilisation des équipes locales et l’escalade rapide des points d’arbitrage à Paris lorsque nécessaire, sans déperdition de rythme.
Avant lancement :
- Cartographier les flux d’informations sensibles et définir les règles de data room.
- Vérifier les contrats clés et clauses de changement de contrôle.
- Caler une stratégie de communication interne pour limiter les rumeurs.
- Préparer la politique anti-corruption et les éléments ESG demandés par les acheteurs.
En phase de négociation :
- Encadrer les management meetings pour éviter toute diffusion d’information privilégiée.
- Assurer la cohérence des messages entre documents commerciaux et données financières.
Capillarité locale et stratégie d’exécution : pourquoi bordeaux est une pièce maîtresse
Le choix de Bordeaux s’explique par une convergence d’atouts : densité entrepreneuriale, filières exportatrices, capital humain qualifié, réseau d’investisseurs et de conseils structurés.
Sur un marché où l’accès aux dirigeants et la compréhension du non-dit local font la différence, disposer d’une direction Corporate Finance sur place fluidifie l’origination et la phase amont des process. C’est la condition pour créer de la rareté autour des dossiers et maximiser le nombre d’offres de qualité.
La présence historique d’Edmond de Rothschild en gestion de patrimoine crée par ailleurs des ponts naturels avec les familles d’actionnaires et les entrepreneurs. Ces synergies commerciales ne valent pas mandat, mais elles accélèrent la courbe de confiance et le repérage des besoins financiers réels.
Tech et services b2b : terrains de jeu du build-up
Sur les verticaux tech et services, les stratégies de plateformisation et de build-up restent un ressort essentiel de création de valeur. La région attire des acteurs capables d’agréger des spécialités adjacentes pour densifier l’offre, améliorer la rétention client et accroître la profitabilité.
Dans ce contexte, une maison de conseil rompue au midcap peut offrir un deal origination ciblé, des comparables sectoriels pertinents et un calibrage réaliste des synergies, éléments décisifs pour convaincre les comités d’investissement.
Trois bénéfices concrets pour les dirigeants du Sud-Ouest
- Accès direct à des banquiers seniors pour tester la bancabilité d’une opération avant de s’engager.
- Calibration des besoins de financement et lecture des conditions de marché pour sécuriser le timing.
- Conduite de process compétitifs, avec une rigueur de documentation qui maximise la valeur.
Capacités de livraison et priorités 2025 : ce que l’on peut attendre
Au-delà de la nomination, le succès se mesurera à la capacité de délivrance : nombre de mandats signés, qualité de l’exécution, taux de conversion des offres en exclusivité puis en closing.
Trois axes de travail se dessinent :
- Origination disciplinée sur des segments où le groupe peut faire la différence, avec un focus sectoriel assumé.
- Process rapides et maîtrisés, pour réduire l’attrition des acheteurs entre IOI et LOI.
- Articulation rigoureuse avec les métiers d’investissement du groupe, en veillant à la stricte séparation des rôles lorsque nécessaire.
La date du 1er septembre 2025 laisse le temps de bâtir une feuille de route, d’organiser le staffing des deals et de structurer les relations avec les parties prenantes régionales. L’effet d’annonce doit maintenant se convertir en résultats tangibles.
Ce que révèle cette nomination de la compétition du conseil en régions
La décision d’Edmond de Rothschild d’installer une direction Corporate Finance à Bordeaux illustre le repositionnement de nombreuses maisons de conseil : pour gagner des mandats, il faut être au contact, comprendre les ressorts locaux et bâtir des relations durables avec les entrepreneurs.
Dans un marché midcap exigeant, la combinaison d’un ancrage régional et d’une plateforme internationale constitue un argument commercial robuste. Si l’exécution suit, Bordeaux pourrait s’affirmer comme un pôle de production de deals pour Edmond de Rothschild, irradiant sur l’ensemble du Sud-Ouest et au-delà.
Avec la nomination de Victor Lemay à Bordeaux, Edmond de Rothschild mise sur un leadership local et une exécution midcap de proximité, pour transformer un ancrage historique en avantage concurrentiel durable.