Renaissance Fusion accélère la fusion nucléaire grâce à sa levée de fonds
Renaissance Fusion franchit une étape majeure avec 32 M€ pour accélérer la fusion nucléaire, l’innovation HTS et la transition énergétique.

En annonçant une nouvelle levée de fonds de 32 millions d’euros, la société de fusion nucléaire Renaissance Fusion dévoile ses ambitions pour accélérer la commercialisation de ses aimants supraconducteurs haute température (HTS) et poursuivre la conception d’un futur réacteur de fusion. Selon l’annonce, ce nouveau tour de table, porté notamment par le Fonds Révolution Environnementale et Solidaire, promet de dynamiser l’écosystème français de la fusion, tout en faisant de la région grenobloise un point d’ancrage clé pour la transition énergétique.
De nouvelles ressources pour un chantier d’envergure
L’augmentation de capital de 32 millions d’euros représente la première phase de la série A réalisée par Renaissance Fusion, qui affiche désormais plus de 60 millions d’euros de fonds levés depuis sa création. Cette somme s’ajoute à plusieurs étapes de financement, dont un tour d’amorçage de 15,5 millions d’euros bouclé en mai 2022 et une subvention de 10 millions d’euros octroyée par Bpifrance pour la recherche sur les « Réacteurs nucléaires innovants ».
Avec ces nouveaux moyens, Renaissance Fusion consolide sa capacité à mener à bien un programme technologique ambitieux : concevoir un réacteur à confinement magnétique de type stellarator simplifié, optimiser la fabrication d’aimants supraconducteurs haute température et perfectionner un système de parois utilisant des métaux liquides. Ce triptyque vise à produire un dispositif plus compact, plus simple à entretenir et mieux adapté à une exploitation industrielle.
Le rôle du Fonds Révolution Environnementale et Solidaire
Le Fonds Révolution Environnementale et Solidaire, abondé par le dividende sociétal de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, a pris la tête de ce tour de financement. Soutenu par la société de gestion Crédit Mutuel Impact, ce fonds se distingue par sa volonté d’engager des capitaux importants sur le long terme, privilégiant l’impact écologique et social à la recherche d’un rendement financier de court terme. Les 32 millions injectés dans Renaissance Fusion illustrent un engagement concret vers la décarbonation, dans un secteur où les besoins de financement sont énormes.
Le Fonds Révolution Environnementale et Solidaire a pour objectif d’atteindre 1,5 milliard d’euros à l’horizon 2027, afin de soutenir des entreprises innovantes. En finançant des secteurs comme les énergies renouvelables ou, en l’occurrence, la fusion nucléaire, il compte accélérer la transition vers un modèle de croissance durable.
En France, cette approche revêt une importance particulière. Les projets de rupture technologique nécessitent des soutiens financiers robustes pour passer du stade de la R&D à une industrialisation massive. De fait, la stratégie déployée par le Crédit Mutuel correspond bien à l’ampleur du défi : non seulement la fusion nucléaire exige des investissements élevés, mais son calendrier de développement s’inscrit dans la durée.
Une technologie en quête d’industrialisation
Le nucléaire par fusion suscite un vif intérêt mondial, car il promet de produire une électricité abondante, décarbonée et potentiellement plus sûre que la fission. Or, rares sont les entreprises à avoir consolidé un modèle industriel crédible dans ce secteur. En plaçant son siège à Fontaine, dans l’agglomération grenobloise, Renaissance Fusion profite d’un contexte de recherche très dynamique : la Presqu’Île de Grenoble regroupe notamment l’Installation européenne de rayonnement synchrotron (ESRF), le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) et plusieurs laboratoires universitaires de renom.
Depuis ses débuts en 2020, Renaissance Fusion avance l’idée que les aimants HTS larges et gravés constituent un levier décisif pour diminuer la taille des futures machines de fusion. Les supraconducteurs haute température généreraient des champs magnétiques suffisamment puissants pour confiner le plasma dans un volume plus restreint, sans sacrifier la performance.
Bon à savoir : fusion et fission, deux mondes différents
La fusion consiste à unir deux noyaux légers (par ex. deutérium-tritium) pour libérer de l’énergie, tandis que la fission repose sur la division d’un noyau lourd (comme l’uranium). La fusion a pour atout de ne pas émettre de gaz à effet de serre lors de la réaction et de générer moins de déchets nucléaires de longue durée.
L’un des autres piliers technologiques de la startup repose sur la gestion des métaux liquides. En protégeant les parois internes, ces métaux jouent un triple rôle : prolonger la durée de vie du réacteur, extraire la chaleur et produire du tritium, un isotope vital pour la fusion. La société se démarque ici en développant sa propre solution, espérant ainsi maîtriser l’ensemble de la chaîne, depuis la fabrication de l’aimant jusqu’au design détaillé du réacteur.
Une dynamique de collaboration internationale
Pour concrétiser ses ambitions, Renaissance Fusion collabore avec de nombreux instituts de recherche, notamment le CEA, qui a confirmé son soutien via un accord de partenariat. Des chercheurs de premier plan, en France et à l’international, se penchent sur la manière d’exploiter les propriétés des stellarators de manière optimale.
Le chef adjoint de l’Institut de Recherche sur la Fusion Magnétique (IRFM) du CEA, Philippe Magaud, a souligné à quel point la France se positionne comme un berceau de la recherche en fusion. En participant au développement de la jeune pousse grenobloise, le CEA y voit l’opportunité de valoriser des décennies de R&D sur la fusion magnétique, afin de concrétiser un rêve d’énergie propre et inépuisable.
Un stellarator est une installation de confinement magnétique conçue pour générer la fusion à partir de plasmas de très haute température. Renaissance Fusion ambitionne de simplifier la géométrie des bobinages, afin de réduire la complexité de construction et d’optimiser la maintenance par la suite.
De plus, la jeune entreprise bénéficie d’un écosystème d’experts internationaux. Le fonds américain Lowercarbon Capital, déjà à la manœuvre lors d’un précédent tour, a renouvelé sa confiance dans la société. L’objectif est clair : faire de cette startup un leader de la fusion nucléaire en Europe continentale, voire au-delà. Le fait que des capitaux étrangers s’intéressent à une structure française témoigne d’un certain attrait pour l’innovation technologique hexagonale.
Des retours inspirants de l’équipe dirigeante
Le président et directeur technique de Renaissance Fusion, Francesco Volpe, mentionne volontiers son inspiration tirée d’une forme de « réalisme magique » qui consiste à rendre accessible l’énergie de fusion, aujourd’hui perçue comme quasiment utopique. Pour lui, la glace qui nous semble banale aujourd’hui a longtemps été un luxe, voire un objet de fascination. Dans un avenir proche, la fusion pourrait suivre une trajectoire similaire et s’imposer au quotidien comme une source d’énergie courante.
De son côté, Martin Kupp, co-fondateur de l’entreprise, se réjouit de cette accélération : il y voit la possibilité de franchir un cap majeur vers la réalisation de stellarators compacts. Selon lui, cette levée de fonds prouve la solidité du projet auprès d’investisseurs internationaux, et conforte Renaissance Fusion dans sa mission d’ouvrir la voie à des réacteurs commerciaux dans les années 2030.
Le saviez-vous ? Les enjeux de la supraconductivité HTS
Les matériaux supraconducteurs haute température (HTS) fonctionnent à des températures plus élevées (souvent autour de l’azote liquide) que les supraconducteurs traditionnels. Cela facilite leur usage dans l’industrie, car ils nécessitent un refroidissement moins complexe et moins onéreux. De plus, ils peuvent générer des champs magnétiques plus élevés, condition indispensable pour optimiser la fusion.
La commercialisation en ligne de mire
Renaissance Fusion ne souhaite pas limiter ses ambitions au seul domaine des réacteurs de fusion. La commercialisation des aimants HTS, prévue dans un horizon relativement proche, pourrait déjà constituer une source de revenus stratégique. Qu’il s’agisse de produire, transporter ou stocker l’énergie, ces aimants promettent d’apporter un gain d’efficacité considérable dans l’électrification des réseaux ou dans la réalisation de systèmes médicaux d’imagerie par résonance magnétique (IRM).
Selon la société, devenir producteur de HTS larges et gravés reviendrait à détenir une technologie clé pour de nombreux secteurs en mutation. Les retombées immédiates pourraient ainsi contribuer à renforcer la robustesse financière du projet, tout en donnant à Renaissance Fusion les moyens d’investir davantage dans la recherche fondamentale liée à la fusion.
Au-delà de la fusion, les aimants HTS peuvent améliorer la performance des systèmes de transport d’électricité, servir dans l’élaboration de moteurs électriques plus compacts ou encore améliorer les instruments d’imagerie médicale et de recherche scientifique. Leur capacité à générer des champs magnétiques intenses est un atout majeur pour l’industrie et les laboratoires.
Une opportunité pour la région grenobloise
Implantée depuis 2020 à Fontaine, Renaissance Fusion occupe déjà deux sites, dont un bâtiment de 3 500 m², à proximité immédiate de la Presqu’Île de Grenoble, reconnue pour sa densité d’instituts de recherche et d’entreprises high-tech. Cette localisation vient s’ajouter à un contexte favorable : la France fait figure de poids lourd dans le secteur de l’énergie nucléaire, qu’il s’agisse de la filière conventionnelle (fission) ou de projets exploratoires (fusion).
En quelques années, la startup a rassemblé plus de 60 collaborateurs (ingénieurs, scientifiques et entrepreneurs) issus de 19 nationalités différentes. Cette diversité culturelle et les liens entretenus avec des centres de recherche d’excellence en Europe comme aux États-Unis permettent à la société de développer des solutions inédites, conciliant innovation et connaissance approfondie de la physique du plasma.
Une vision partagée par le CEA et Bpifrance
Le CEA, via l’IRFM (Institut de Recherche sur la Fusion Magnétique), mène depuis plusieurs décennies des travaux sur le confinement magnétique et la physique des plasmas. Dans le cadre du programme France 2030, Renaissance Fusion est l’une des rares entreprises de fusion sélectionnées et la seule à se focaliser sur la fusion magnétique. Grâce à la subvention de 10 millions d’euros accordée par Bpifrance, la startup peut avancer sur l’ingénierie cruciale de son réacteur prototype.
Philippe Magaud, Chef Adjoint de l’IRFM, insiste sur le fait que la fusion, parfois considérée comme un Graal énergétique, se situe à un tournant décisif. Les avancées réalisées par le secteur privé doivent se conjuguer aux ressources des centres de recherche publics pour franchir les dernières barrières technologiques. Cet accord de collaboration permet de maximiser les synergies, notamment sur la caractérisation des matériaux, la modélisation de la physique du plasma et le développement de systèmes de refroidissement perfectionnés.
Bon à savoir : Renaissance Fusion, chiffres clés
Création : Juillet 2020
Localisation : Fontaine (Grenoble), sur deux sites de 900 et 3 500 m²
Total des fonds levés : Plus de 60 millions d’euros
Programme subventionné : « Réacteurs nucléaires innovants » (Bpifrance)
Objectif : Commercialiser des réacteurs de fusion dans les années 2030
Lowercarbon Capital : la touche américaine
Basé aux États-Unis, Lowercarbon Capital s’est spécialisé dans l’investissement à fort impact climatique, accordant la priorité à la réduction des émissions de CO2. Dès le premier tour de table, ce fonds avait identifié le potentiel de Renaissance Fusion en tant qu’acteur apte à changer la donne sur le marché de la fusion nucléaire. D’ailleurs, Lowercarbon Capital a créé un fonds spécifique (Q>1) pour soutenir des projets de fusion jugés prometteurs.
Son implication continue auprès de la startup française illustre l’intérêt croissant de la scène internationale pour les solutions capables de répondre aux enjeux énergétiques tout en offrant un modèle de rentabilité à long terme. Le fait que ce tour de table s’inscrive dans la foulée d’autres investissements majeurs (notamment en Amérique du Nord et au Royaume-Uni) souligne la vitalité de ce secteur.
Pourquoi miser sur des stellarators ?
Les stellarators, comparés à d’autres dispositifs de fusion comme le tokamak, présentent un avantage notable : ils peuvent fonctionner en régime continu, sans recourir à d’importants courants de plasma internes. Leur stabilité à long terme reste un argument phare pour justifier l’investissement dans ces technologies. Toutefois, la géométrie complexe des bobines nécessaires au stellarator représente un frein important à sa mise en service industrielle.
Chez Renaissance Fusion, l’approche consiste à « simplifier » cette géométrie via des aimants HTS plats et cylindriques, tout en conservant les champs magnétiques tridimensionnels indispensables à la fusion. L’entreprise parie sur la capacité de graver des motifs spécifiques pour générer des champs complexes à partir de structures relativement simples à produire.
Ces métaux, portés à haute température, servent de barrière liquide entre le plasma et les parois solides du réacteur. En circulant, ils participent à l’évacuation de la chaleur et contribuent à la production de tritium, un isotope dont le stock doit être renouvelé en continu pour alimenter la réaction de fusion.
Un marché de la fusion en ébullition
Au cours des dernières années, plusieurs startups et consortiums ont émergé, notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada, pour explorer diverses approches de la fusion (magnétique, inertielle, z-pinch, etc.). En Europe continentale, Renaissance Fusion fait partie des rares acteurs positionnés sur le stellarator, aux côtés de quelques institutions de recherche.
Ce regain d’intérêt pour la fusion s’explique par le besoin croissant d’une énergie bas-carbone, combiné à des percées technologiques qui rendent le rêve plus tangible. L’arrivée de capitaux privés, parfois supérieurs à ceux alloués par les budgets publics, accélère le rythme de développement : là où les projets de fusion étaient longtemps cantonnés à la recherche fondamentale, ils se professionnalisent désormais en direction d’une mise sur le marché.
Néanmoins, les défis restent considérables : la maîtrise du plasma, la tenue des matériaux à des conditions extrêmes, ou encore l’intégration dans un réseau électrique. Renaissance Fusion affiche l’ambition de surmonter ces obstacles en s’appuyant sur des partenariats solides, des équipes pluridisciplinaires et une focalisation sur la simplicité d’implémentation (moins de pièces, moins de maintenance).
La parole à Crédit Mutuel Impact
Sabine Schimel, directrice générale de Crédit Mutuel Impact, a souligné le caractère essentiel de l’innovation pour franchir le seuil de la fusion commerciale. Selon elle, la détermination et la créativité de l’équipe de Renaissance Fusion doivent permettre de passer de la théorie à la réalité industrielle : « Une fois commercialisée, la fusion aura un impact environnemental et économique considérable. »
Pour Crédit Mutuel Alliance Fédérale, la décision de soutenir un tel projet illustre l’alignement stratégique avec son objectif de financer massivement la transition énergétique. La banque coopérative, qui compte plus de 77 000 collaborateurs, déploie ainsi une politique d’investissement orientée vers les solutions permettant de sortir durablement des énergies fossiles.
Qui est Renaissance Fusion ?
L’entreprise a vu le jour en juillet 2020 sous la forme d’une société par actions simplifiée (SAS). Inscrite au registre du commerce et des sociétés de Grenoble sous le numéro 885 269 332, elle s’est immédiatement installée près de la Presqu’Île grenobloise, un écosystème réputé pour sa concentration d’infrastructures de recherche.
Depuis sa fondation, Renaissance Fusion a développé un département R&D hyperactif, travaillant sur la génération et la configuration des champs magnétiques, la fabrication d’aimants HTS et la mise au point de métaux liquides spécialisés. L’équipe de plus de 60 personnes allie expertise scientifique, ingénierie de pointe et esprit entrepreneurial.
Pour rappel, la société a déjà levé plus de 60 millions d’euros (soit 61,5 millions de dollars), dont 15,5 millions en mai 2022 (financement d’amorçage), 10 millions via une subvention Bpifrance en novembre 2023 et maintenant 32 millions dans cette première phase de série A.
Un projet ancré dans l’Europe de la recherche
L’emplacement grenoblois n’est pas anodin : la région Auvergne-Rhône-Alpes, particulièrement Grenoble, héberge une forte culture de l’innovation, avec des pôles de compétitivité spécialisés dans les micro et nanotechnologies, l’électronique de puissance ou encore les matériaux avancés. Cette proximité avec des laboratoires de haut niveau facilite l’accès à des compétences scientifiques, mais aussi à des outils de modélisation et de caractérisation uniques.
La startup collabore avec des instituts internationaux, tirant profit des complémentarités entre différents bassins de R&D. De l’Allemagne aux États-Unis en passant par d’autres régions françaises, chaque partenariat contribue à affiner le design du stellarator et à fiabiliser les technologies associées (cryogénie, systèmes de diagnostic, électronique de pilotage...).
L’impact futur de la fusion
La fusion nucléaire vise à reproduire, à échelle industrielle, un phénomène similaire à celui qui alimente le Soleil. Si elle se concrétise, elle pourrait fournir d’énormes quantités d’électricité avec un rejet minimal de déchets radioactifs, réduisant ainsi la dépendance aux combustibles fossiles. L’idée de disposer d’une énergie quasiment inépuisable, sûre et propre suscite l’enthousiasme, mais aussi les interrogations en termes de coûts et de délais de mise en service.
Au niveau international, l’effervescence autour de la fusion se traduit par une multiplication des projets : ITER (partenariat multinational basé à Cadarache), SPARC du MIT aux États-Unis, ou encore des initiatives privées. La concurrence est féroce, mais la demande planétaire en énergie bas-carbone est telle que chaque technologie susceptible de prouver sa faisabilité trouvera sa place.
Perspectives et prochains défis
Au-delà de la somme levée, l’enjeu est d’orienter ces capitaux vers les objectifs stratégiques : finaliser la conception d’un stellarator de petite taille, maîtriser la fabrication d’aimants HTS à grande échelle et mettre au point un système de parois en métaux liquides capable de résister aux contraintes thermiques. Renaissance Fusion vise une première commercialisation dans les années 2030, ce qui suppose encore plusieurs étapes critiques à franchir, tant sur le plan de la fiabilité que de la maîtrise des coûts.
L’annonce de cette série A illustre la maturité du projet : la startup n’est plus une simple plateforme de recherche, mais une structure industrielle en devenir. Les investisseurs, tant français qu’américains, estiment que l’approche empruntée par Renaissance Fusion peut aboutir à une percée dans un domaine où beaucoup de promesses ont été faites sans nécessairement se concrétiser.
Avec un montage financier robuste, des partenariats publics-privés de haut niveau et une équipe déterminée, la société espère surmonter les principaux écueils technologiques, persuadée que la fusion nucléaire changera fondamentalement la donne de la production d’électricité.
Une fenêtre ouverte sur le futur énergétique
Alors que les investisseurs et les pouvoirs publics manifestent un soutien de plus en plus affirmé, Renaissance Fusion se place sur la carte mondiale de la fusion nucléaire. À l’instar de la révolution de la microélectronique amorcée dans les années 1970, le secteur de la fusion vit un moment charnière. Si l’entreprise réussit à démontrer la faisabilité industrielle d’un stellarator plus simple, la France pourrait devenir un pôle incontournable de la nouvelle ère énergétique.
À l’échelle d’une seule génération, la fusion pourrait passer du statut de rêve scientifique à celui de solution concrète pour garantir la souveraineté énergétique et la décarbonation.