La société Dametis, spécialisée dans la transition écologique et la décarbonation des procédés industriels, vient d’annoncer avoir obtenu un financement de 7 millions d’euros auprès du fonds Île-de-France Décarbonation. Cette levée de fonds témoigne d’un engouement croissant pour les solutions d’optimisation énergétique dans l’industrie et confirme l’ambition de Dametis de se positionner comme un acteur phare de la décarbonation au niveau européen. En parallèle, elle met en lumière la volonté de la Région Île-de-France de financer des entreprises capables d’accélérer la modernisation et la sobriété énergétique des usines.

Un nouvel élan financier pour accompagner l’essor de Dametis

L’annonce d’une levée de 7 millions d’euros au profit de Dametis est loin d’être anodine dans un secteur où la transition énergétique et la réduction de l’empreinte carbone sont devenues des enjeux stratégiques. Depuis sa création, cette jeune pousse française fondée en 2019 a su déployer une offre globale pour répondre à la complexité des problématiques environnementales. Aujourd’hui, cette enveloppe fournie par le fonds Île-de-France Décarbonation — adossé à Eiffel Investment Group et à la Région Île-de-France — vise à soutenir plusieurs axes majeurs : le développement technologique, l’innovation et la croissance externe.

Au fil des ans, la société a démontré sa capacité à générer des économies substantielles pour des industriels de renom, tout en allégeant significativement leur bilan environnemental. En 2024, Dametis affichait déjà un taux de réussite de 70 % dans ses appels d’offres et revendiquait une hausse de 195 % de son chiffre d’affaires lié au logiciel. Cette nouvelle injection de capitaux intervient donc à un moment crucial, confirmant l’appétit des investisseurs pour des solutions concrètes dans le domaine du management énergétique et de l’optimisation de la consommation d’eau.

Selon la direction de Dametis, ce soutien financier devrait leur permettre d’accélérer leurs projets les plus ambitieux, notamment la diffusion de leur logiciel en mode SaaS auprès des sites industriels internationaux. Par ailleurs, la recherche de synergies par l’acquisition d’entreprises complémentaires est désormais envisageable, afin de renforcer leurs expertises techniques et d’étendre leur périmètre d’action vers de nouveaux marchés.

Le fonds Île-de-France Décarbonation est une initiative portée par la Région Île-de-France et gérée par Eiffel Investment Group. Son objectif est de financer les entreprises innovantes qui déploient des technologies ou des solutions favorisant la réduction de l’empreinte carbone. Classé Article 9 selon la réglementation SFDR, il met en avant des projets à fort impact environnemental et social.

L’essor fulgurant d’une solution clé en main

Dametis a été fondée par quatre experts : Julian Aristizabal (CEO), Nicolas Duran (CTO), Cédric Pernot (COO) et Sébastien Papouin (Directeur Technique). Leur ambition commune : proposer à l’industrie un outil capable de mesurer, d’analyser et d’optimiser la consommation en énergie et en eau. Dans un contexte de réglementations de plus en plus drastiques sur la performance environnementale, ils ont rapidement fait mouche auprès de groupes leaders comme Danone, Orano, AgroMousquetaires, Lactalis ou encore Thales.

La particularité de Dametis, c’est la combinaison entre une solution logicielle EMOS (Energy Management & Optimization System) et des services d’accompagnement allant de l’audit énergétique aux projets de travaux d’envergure. Sur le volet logiciel, la société a mis au point une plateforme puissante, capable de centraliser et traiter des quantités massives de données provenant des capteurs de l’usine. Cet outil, accessible via un abonnement SaaS, joue un rôle stratégique pour les industriels : il leur permet de collecter des indicateurs précis (température, débit, consommation d’électricité ou d’eau, etc.), d’établir des benchmarks et de modéliser différents scénarios de réduction d’impact carbone.

En s’appuyant sur des algorithmes métier, ce jumeau numérique de l’usine ne se contente pas de sortir des rapports : il préconise également des pistes d’optimisation concrètes, voire automatise certaines actions de pilotage. À cela s’ajoutent des prestations sur site : audits, formations, conseil stratégique et déploiement de projets visant à moderniser l’infrastructure. Cette approche « tout-en-un » rassure les entreprises qui souhaitent maîtriser la transition énergétique de bout en bout, sans multiplier les interlocuteurs.

Bon à savoir : le concept d’EMOS

Energy Management & Optimization System (EMOS) : il s’agit d’un outil informatique dont l’objectif est de gérer et d’optimiser la performance énergétique de manière continue. En pratique, un EMOS recueille les données de consommation, alerte en cas de déviations importantes et génère des rapports et recommandations pour soutenir les équipes industrielles dans leur recherche de gains de compétitivité et de durabilité.

Le marché de la décarbonation industrielle : un défi sous pression

Les industriels français, comme ceux du reste du monde, font face à une tension croissante : allier compétitivité, conformité réglementaire et réduction de l’empreinte carbone. Les fluctuations du prix de l’énergie, la pression sociale pour un engagement écologique plus marqué et les obligations légales imposées par les directives européennes ont considérablement modifié la feuille de route des groupes manufacturiers.

Dans ce contexte, les appels à projet public (à l’instar de ceux lancés par l’ADEME) se multiplient pour encourager les entreprises à verdir leurs processus. Dametis s’est ainsi distinguée grâce à ses capacités technologiques et son expertise, allant jusqu’à décrocher le soutien de l’ADEME via l’initiative IBAC-PME du plan France 2030. À ce titre, son logiciel a été labellisé comme une solution clé pour l’industrialisation verte.

Réduire l’impact environnemental d’un site industriel ne se résume pas à l’optimisation énergétique. Le défi inclut aussi le pilotage de la consommation d’eau, la gestion des rejets dans l’air ou encore la mise en place de boucles de recyclage adaptées. À cela s’ajoute un volet budgétaire : toute décision d’investissement doit s’avérer rentable sur le long terme, ce qui entraîne un arbitrage minutieux entre gains financiers et durabilité. Or, c’est précisément dans ce chantier complexe que Dametis intervient : son équipe fournit un diagnostic global et accompagne la mise en œuvre d’actions mesurables, tout en validant le retour sur investissement pour chaque étape.

La loi Énergie-Climat de 2019 et la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) fixent des objectifs précis pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en France. Les industriels sont incités à revoir leurs process, à investir dans l’efficacité énergétique et à adopter des technologies bas carbone. C’est dans ce cadre que des acteurs comme Dametis s’imposent comme des partenaires techniques et stratégiques incontournables.

Des chiffres qui parlent : l’impact tangible pour les clients de Dametis

En seulement cinq ans, Dametis a su convaincre plus de 100 grands comptes à l’instar de Danone, Orano, AgroMousquetaires, Lactalis ou encore Thales. Au-delà du nombre de contrats remportés, c’est surtout l’efficacité des solutions mises en place qui a assuré à la jeune pousse son statut de référence. En 2024, l’entreprise a permis à ses clients d’éviter l’émission de 9 643 tonnes de CO₂ et de réduire leur consommation de 8,6 millions de litres d’eau. Des chiffres qui démontrent la pertinence d’un pilotage fin, méthodique et continu de la performance environnementale.

La forte résonance de cette offre dans le milieu industriel provient également de la rentabilité immédiate que les solutions Dametis peuvent générer. L’efficacité énergétique et hydrique favorise non seulement la sobriété carbone, mais induit aussi une réduction des coûts opérationnels. Et si ces gains apparaissent rapidement sur le plan financier, ils ont aussi un rôle de plus en plus stratégique en termes d’image de marque et de conformité réglementaire.

Bon à savoir : le coût de l’inaction

Ne pas optimiser ses ressources signifie devoir assumer des factures énergétiques élevées et risquer des pénalités croissantes liées aux émissions de carbone. Dans certains secteurs, l’inaction peut également se traduire par une perte de compétitivité à l’export ou par une sanction de la part des consommateurs, de plus en plus vigilants sur l’empreinte écologique des produits.

Un soutien financier pour une croissance rentable et pérenne

Dametis est rentable depuis sa première année, principalement grâce à son activité de travaux industriels ciblés (amélioration des utilities, gestion des réseaux d’eau et d’énergie, etc.) qui a servi de véritable levier pour financer la recherche et le développement de son logiciel. Aujourd’hui, la tendance s’est renversée : la plateforme SaaS constitue le principal moteur de croissance, avec une hausse de 195 % de ses revenus en 2024. La toute nouvelle levée de fonds de 7 millions d’euros s’inscrit donc dans une dynamique où l’activité de travaux se maintient, tandis que la part logicielle gagne en importance chaque trimestre.

Cette stratégie de double expertise (logiciel + prestations physiques) a plusieurs avantages. D’abord, elle permet à Dametis de rester au plus près de la réalité du terrain : les consultants et ingénieurs constatent directement l’efficacité ou les limites d’un projet et peuvent recalibrer rapidement les outils numériques si besoin. Ensuite, elle confère à l’entreprise une autonomie financière forte, lui évitant de dépendre exclusivement de levées de capitaux. En d’autres termes, la « rentabilité dès la première année » n’est pas un slogan, mais bien un modèle économique solidement enraciné.

Du point de vue des investisseurs du fonds Île-de-France Décarbonation, cette solidité rassure : financer Dametis revient à soutenir un projet déjà éprouvé et à amplifier un succès existant plutôt que de miser sur une vision future incertaine. Grâce à ce nouveau tour de table, la société francilienne compte booster sa recherche et développement, s’ouvrir davantage à l’international et poursuivre des acquisitions stratégiques, notamment auprès d’acteurs offrant des briques technologiques complémentaires. Objectif affiché : devenir l’un des futurs champions européens de la décarbonation.

La croissance externe désigne la stratégie d’une entreprise consistant à acquérir ou fusionner avec d’autres sociétés pour renforcer ses compétences, élargir son portefeuille client ou pénétrer de nouveaux marchés. Dans le cadre de Dametis, cela peut se traduire par l’achat d’entreprises disposant d’expertises spécifiques (traitement des eaux industrielles, intelligence artificielle appliquée à l’énergie, etc.).

Qui est derrière le fonds Île-de-France Décarbonation ?

Le fonds Île-de-France Décarbonation a été initié par la Région Île-de-France sous l’impulsion de personnalités politiques comme Yann Wehrling (Vice-Président de la Région, en charge de la transition écologique, du climat et de la biodiversité) et Alexandra Dublanche (Vice-Présidente, chargée de la Relance, de l’Attractivité, du Développement économique et de l’Innovation). Géré par Eiffel Investment Group, ce véhicule d’investissement a pour mission de soutenir les entreprises concourant à la réduction des émissions de CO₂ et à l’adoption de solutions vertueuses dans l’industrie.

Classé Article 9 dans le cadre de la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation), il privilégie les projets répondant à des critères de durabilité exigeants. Plusieurs partenaires publics et privés – dont GRDF, EDF, le SIGEIF, Bpifrance, Crédit Agricole Île-de-France et COVEA – participent à son financement. Leur volonté : faire émerger, sur le territoire francilien et au-delà, des entreprises capables de réconcilier performance économique et sobriété environnementale.

Au-delà du simple apport en capital, le fonds accompagne également les sociétés bénéficiaires dans leur montée en puissance sur des enjeux concrets : structuration de la gouvernance, mise en place d’indicateurs d’impact, collaboration avec d’autres acteurs du marché pour mutualiser des ressources ou nouer des alliances stratégiques. Dans le cas de Dametis, cette collaboration devrait accélérer l’implantation de la solution logicielle dans les usines franciliennes, puis dans d’autres bassins industriels européens.

Bon à savoir : qui est Eiffel Investment Group ?

Eiffel Investment Group est un gestionnaire d’actifs français fort de près de 7 milliards d’euros d’encours (chiffres 31/12/2024). Adossé au groupe Impala de Jacques Veyrat, il se distingue par une expertise industrielle marquée, notamment dans la transition énergétique. Ses trois axes d’investissement principaux sont la dette privée, le financement de la transition (dette et equity) et le crédit coté.

Dametis : de la startup ambitieuse au partenaire industriel clé

L’histoire de Dametis s’est écrite rapidement. En à peine cinq ans, cette entreprise a fédéré autour d’elle de nombreux industriels conscients des grands bouleversements liés à la préservation de l’environnement. Le partenariat conclu avec Danone, Orano ou Lactalis symbolise la maturité de la solution proposée. Les bénéfices ne sont pas seulement économiques mais également sociétaux, puisque Dametis contribue à limiter le gaspillage des ressources et à diminuer drastiquement les émissions de CO₂.

La volonté d’intégrer un pilotage intelligent des flux d’eau et d’énergie n’est plus un luxe : c’est une exigence, face à la volatilité des cours des matières premières et aux pressions réglementaires. Le positionnement de Dametis répond parfaitement à cette double attente : une meilleure optimisation et un impact environnemental réduit. Sa capacité à intervenir aussi bien au niveau stratégique qu’opérationnel rassure les directions qui souhaitent s’appuyer sur un interlocuteur unique, capable de traiter tout le spectre des problématiques industrielles.

En parallèle, la reconnaissance de l’ADEME et la validation de la Région Île-de-France soulignent la qualité technologique du logiciel Dametis, de même que la pertinence économique de ses services. Le fait qu’il s’agisse d’une société rentable, dynamique et en pleine expansion renforce encore sa crédibilité aux yeux des investisseurs, qui y voient une opportunité de contribuer à la transformation du tissu industriel français.

Les ambitions de Dametis pour l’avenir

Aujourd’hui, Dametis ne se contente plus d’offrir un outil EMOS : elle envisage de devenir un futur champion européen de l'Energy Management & Optimization System. Pour cela, la société nourrit des objectifs d’expansion géographique et de diversification sectorielle. Les fonds récoltés serviront notamment à déployer davantage de ressources en R&D, afin de perfectionner les algorithmes métier et d’intégrer de nouveaux modules à sa plateforme SaaS.

Sur le plan opérationnel, Dametis compte recruter des ingénieurs, des data scientists et des experts en éco-conception. L’idée est de proposer des solutions encore plus fines pour les industriels, en leur permettant de gérer simultanément plusieurs indicateurs de performance : émissions carbone, consommation d’eau, efficacité énergétique, impact sur la biodiversité, etc. Le tout, en conservant une approche pragmatique qui vise à réduire les coûts et à augmenter la fiabilité des installations.

L’accès à de nouveaux marchés, qu’ils soient en Europe ou plus loin, constitue aussi un enjeu majeur. De nombreux secteurs (agroalimentaire, chimie, pharmaceutique, métallurgie, etc.) sont à la recherche de solutions fiables pour maîtriser leurs dépenses énergétiques. Dametis entend capitaliser sur son expérience acquise en France et adapter ses méthodes à différents contextes réglementaires ou culturels. Cette internationalisation nécessitera sans doute la création de filiales locales et l’extension de partenariats avec des acteurs régionaux.

Un jumeau numérique est une représentation virtuelle dynamique d’un site industriel, reliée en temps réel aux capteurs et équipements physiques. Il sert à simuler différentes configurations afin d’optimiser les processus, anticiper les anomalies et évaluer l’impact des modifications sur la consommation d’énergie et d’eau. Son usage se répand dans l’industrie 4.0 pour maximiser l’efficacité et la sécurité des chaînes de production.

Des retombées concrètes pour l’industrie française

La réussite de Dametis illustre la mobilisation croissante en faveur de la réindustrialisation décarbonée sur le territoire français. Depuis 2016, la Région Île-de-France multiplie les dispositifs destinés à soutenir l’innovation et l’efficacité énergétique. Par cette politique d’accompagnement, la collectivité espère renforcer la compétitivité de l’industrie locale, tout en réduisant drastiquement son impact environnemental.

En tant qu’entreprise francilienne, Dametis bénéficie d’un écosystème fertile : proximité de grands clients, réseaux d’experts dans l’ingénierie, partenariats avec des organismes publics tels que l’ADEME… Cette dynamique se veut vertueuse : plus les solutions environnementales proposées par Dametis sont adoptées, plus les industriels gagnent en compétitivité, et plus la Région valorise ses initiatives de financements durables.

De surcroît, la success story de Dametis met en avant un modèle réplicable. On peut espérer que d’autres PME, start-up ou ETI françaises fassent leur entrée sur ce marché de la transition écologique, stimulant ainsi l’emploi et la recherche. La concurrence technologique incitera également les acteurs existants à innover, améliorant sans cesse la performance globale de la chaîne industrielle.

Cap vers la transformation industrielle

La levée de fonds de 7 millions d’euros réalisée par Dametis n’est qu’un jalon dans un processus bien plus vaste : celui de la transition énergétique de l’industrie. Les prochaines années seront décisives pour savoir si la France et l’Europe peuvent conjuguer réindustrialisation et sobriété environnementale. Les ambitions de Dametis, soutenues par l’expertise d’Eiffel Investment Group et l’impulsion de la Région Île-de-France, offrent des motifs d’optimisme.

En investissant massivement dans des solutions de digitalisation et de modernisation des infrastructures, Dametis mise sur la continuité entre performance économique et respect de la planète. Cette approche résonne avec les aspirations d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’ingénieurs, pour qui la lutte contre le changement climatique est inséparable d’une prospérité à long terme. Avec les bons partenaires et des ressources suffisantes, Dametis pourrait donc ouvrir la voie à un mouvement plus large : celui d’une industrie plus résiliente, soutenable et ouverte aux innovations numériques.

Ce nouveau pas franchi par Dametis symbolise l’alliance réussie entre ambition économique, impératif écologique et volonté politique de promouvoir la décarbonation des usines, augurant un futur industriel plus vert et plus compétitif.