Terme en vogue depuis quelques années, la BioTech désigne l’ensemble des entreprises dont l’activité s’appuie sur les biotechnologies. Cet écosystème est très vaste est en pleine croissance, notamment dans les pays très développés.

La Biotech, qu’est-ce que c’est ?

La Biotech englobe toutes les entreprises, les laboratoires et les entités dont l’activité repose principalement sur les biotechnologies.

Le terme biotech est un mot valise. D’une part, le préfixe « bio » se rapporte aux éléments et organismes vivants et à leur étude. Le mot « tech », pour technologie, fait quant à lui référence au développement et à l’utilisation de nouvelles méthodes, ainsi qu'aux outils spécifiques liés au secteur.

Sur quels domaines se développe la Biotech ?

L’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économique) définit les biotechnologies comme « toutes les applications de la science et de la technologie à des organismes vivants ou à leurs composantes ».

Les domaines d’application sont donc très larges. Ils peuvent entrer dans différents secteurs tels que la santé, la cosmétique, l’alimentaire, l’industrie chimique, etc.

Un comité de chercheurs et d’industriels a ainsi établi un code couleur pour segmenter les différentes biotechnologies et décider de catégories homogènes à l’international.

Les biotechnologies bleues

Ces biotechnologies sont nombreuses dans les secteurs de la pharmacologie, en cosmétique, dans l’industrie agroalimentaire, etc. On les appelle aussi parfois les biotechnologies marines.

Les biotechnologies vertes

Elles correspondent aux biotechnologies appliquées au monde végétal. Cela concerne donc principalement l’agriculture et l’élevage. Comme principal exemple, on peut citer les OGM.

Les biotechnologies rouges

Ces dernières sont celles qui concernent le domaine de la santé. Elles sont utilisées dans la recherche de vaccins, l’élaboration de médicaments, les thérapies géniques, etc.

Les biotechnologies jaunes

Elles s’appliquent à l’environnement et plus spécifiquement à la conservation de la planète. Cela reprend notamment le traitement ou l’élimination de la pollution via le traitement des eaux, le recyclage des déchets, l’assainissement des sols, etc.

Les biotechnologies blanches

Cette dernière catégorie regroupe les biotechnologies qui sont appliquées au secteur industriel et qui proposent des alternatives biologiques aux procédés chimiques classiques.

La BioTech, un écosystème dynamique à l’investissement complexe 

En France, on compte pas loin de 1 000 biotechs existantes en 2021. Cela fait de notre pays le 3ème pays européen le plus avancé du secteur après l’Allemagne et le Royaume-Uni.

De nombreuses entreprises parmi les biotechs sont des start-up prometteuses. En France, l’écosystème légal et administratif est conçu de sorte à inciter les chercheurs à innover dans le domaine. En effet, il existe plusieurs dispositifs avantageux tels que :

Ces avantages ont généré la création de nombreuses nouvelles entreprises aux avancées technologiques prometteuses. De fait, le secteur intéresse les investisseurs mais les programmes de développement de biotechnologies sont généralement très longs (plusieurs années voire plus d’une dizaine d’années…).

Ce sont alors des fonds spécialisés qui gèrent ce type d’investissement :

  • Axa Framlingtion Biotech Fund,
  • Gestys Santé Biotech
  • Global Biotech Innovators Equity Fund Class B USD Acc, etc.

Grâce à leur accompagnement, les investisseurs n’ont pas besoin d’attendre que le produit issu de la biotechnologie étudiée soit commercialisé : ils peuvent profiter de création de valeur à des étapes intermédiaires. Par exemple, la signature d’accord de licence avec de grands groupes permet d’obtenir un retour sur investissement avant même le développement complet d’un produit ou projet. De même, il existe un gros aspect spéculatif et de nombreuses PME de la Biotech sont rachetées avant d’avoir fini la phase de développement de leur offre. Ce marché parfois risqué peut cependant offrir aux investisseurs de bonnes surprises, notamment dans le secteur pharmaceutique avec des augmentations de cours qui peuvent atteindre + 50 % ou + 100 %.

Dernière mise à jour le 01/06/2021