Le backlog est un terme informatique qui définit une liste de fonctionnalités sur lesquelles du travail reste à faire pour mettre au point un produit ou un service informatique. C’est un terme très utilisé dans la méthode Scrum, et au sein d’autres méthodologies Agiles.

Le backlog, qu’est-ce que c’est ?

Le backlog est un outil que l'on utilise généralement dans la gestion de projets informatiques. Il présente une liste de fonctionnalités qui sont utiles à la conception d’un produit ou service informatique (comme une application mobile, un logiciel, un site web, etc.).

Tous les éléments nécessaires à la réalisation du produit ou service tels qu’ils ont été indiqués par le client doivent ainsi figurer dans le backlog. On les classe alors par priorité, en suivant l’ordre de leur réalisation.

Le backlog est un élément fondamental de la méthode Scrum de gestion de projet. C’est le product owner qui est en charge de recueillir les besoins de chacune des parties prenantes au projet et de les intégrer dans la liste.

Quelles sont les différences entre le backlog et le cahier des charges ?

Il est important de bien différencier le backlog du cahier des charges. En effet, ce dernier est élaboré en tout début de projet mais il n’est pas évolutif. Le backlog au contraire se construit tout au long de la vie d’un produit.

La liste s’allonge ainsi au début ou à la fin de chaque sprint.

Les différences entre les deux outils se résument en quatre points.

Cahier des charges :

  • Toujours élaboré dès le commencement d’un projet
  • Possède un périmètre figé
  • Difficile à maintenir au fil du temps
  • Son budget se fait en fonction d’un ensemble de fonctionnalités.

Backlog :

  • Élaboré au cours du projet
  • Possède un périmètre évolutif
  • Affiné régulièrement en fonction des avancées du projet
  • Son budget se fait en fonction d’un ensemble de ressources mobilisées.

Comment construire le backlog ?

La personne en charge de réaliser le backlog est le product owner d’un projet.

C’est lui qui se charge de définir les contours d’un produit ou service en se renseignant auprès des différentes parties prenantes.

Ces premières fonctionnalités sont aussi appelées les « Features ».

Le PO se charge ensuite de les découper en « Epics », aussi appelées les « User stories ».

Enfin, ces stories sont ordonnées en fonction de leur valeur. Plusieurs données peuvent entrer en compte pour attribuer la valeur des stories.

Une forte valeur peut correspondre à une story indispensable au fonctionnement d’un produit, car peu couteuse, facile ou rapide à implanter… En revanche, si l’on parle d’une fonctionnalité secondaire, ou qui nécessite un lourd développement, elle présente une plus faible valeur.

Dans la liste finale du backlog, on retrouve ainsi en haut, les fonctionnalités qui ont le plus de valeur, et celles qui en ont le moins en bas.

Tout ceci sert à élaborer une version initiale du backlog, construite nécessairement avant le premier sprint.

Puis par la suite, au fur et à mesure des sprints, en fonction des feedbacks remontés par les parties prenantes, ou en cas d’émergence de nouveaux besoins, le backlog est complété avec de nouvelles fonctionnalités. Elles peuvent ainsi venir compléter des fonctionnalités déjà développées, des bugs… ou s’ajouter si ce sont des fonctionnalités qui n’étaient pas prévues à l’origine.

Dernière mise à jour le 15/01/2021